Le travail d’un point de vue divin

Vie spirituelle
Le travail du point de vue divin
SOMMAIRE

« Travaillez d’abord pour le Règne et la Justice de Dieu; le reste vous sera donné par surcroît ». Cet article vous fait entrer dans l’esprit de ce passage biblique très important.

Le travail par amour et le travail pour le gain, quelle différence ?

Travail par amour et travail pour le gain
Travailler par amour est toujours plus élevant

J’ai publié, un jour, un article sur le travail, tel que nous devrions le considérer afin que l’humanité se porte mieux et s’élève. Une amie a voulu mieux comprendre mon développement, et a engagé une discussion avec moi.

— L’amie : Bonsoir Grégoire.

Merci pour ton message d’aujourd’hui.

Mais je me demande bien s’il est judicieux de comparer le travail fait par l’être humain et le « travail » des autres êtres vivants, si c’est vraiment un travail. Ça me paraît tellement philosophique tout ça. Mais bon…

Considéré comme une activité productive, le travail est finalement l’apanage de tous les êtres vivants. Mais de nos jours, même serviteur inutile, on a besoin d’un petit revenu pour survivre, même si nous avons foi en Dieu. Attendre une rémunération pour un travail fait et surtout bien fait n’est que normal pour moi.

— Bonsoir Chère Amie. Je comprends bien ton point de vue. Mais il y a des formes d’expériences que tu n’as pas faites. Et tant qu’on n’en a pas fait, on ne peut ni en parler ni y croire.

Je t’assure néanmoins que j’ai vérifié, par la vie que je mène, ce que Jésus a enseigné : « Et vous, ne vous préoccupez pas de ce que vous allez manger ni de ce dont vous allez vous vêtir, … Votre Père Céleste sait que vous en avez besoin. C’est ce que les païens du monde entier recherchent. Travaillez pour le règne et la justice de Dieu, et tout cela vous sera donné par surcroît. »

Je t’assure, ma sœur, ces paroles de Jésus ne sont pas des paroles en l’air. Mais on ne peut attester de leur véracité que si l’on s’est jeté à l’eau.

 En tout cas, depuis mon jeune âge, j’ai toujours vécu d’après ces préceptes, et je peux t’assurer que jamais rien ne m’a manqué.

Même durant les cinq années qu’a duré ma traversée du désert, où je n’avais même pas de maison, par choix, et où je faisais tout gratuitement, je n’ai jamais manqué de rien. Des gens me prenaient pour un dérangé ; ils me voyaient parcourir les rues à pied, bien sûr par choix, et pourtant, ce que j’allais manger, là où j’allais dormir, ça ne manquait jamais.

Des sous qui me venaient tous azimuts, 20.000f par-ci 10.000f par-là, je recevais toujours le nécessaire qu’il me fallait.

Quand ensuite j’ai reçu le message, intérieurement, que je devais encore louer une maison et m’établir quelque part, j’ai flippé, beaucoup flippé, me demandant où j’allais trouver tout l’argent dont j’aurais eu besoin, pour me réinstaller. Et la voix intérieure de me répondre : « Ne t’en fais pas, tu recevras tout ce dont tu auras besoin. »

Effectivement, en moins de deux mois, des mains me sont venues en aide. Et certains, je dirai plutôt beaucoup d’entre mes donateurs du moment m’ont dit en clair : « Grégoire, nous ne te faisons pas de faveur. C’est ton droit. Toutes les fois que nous avons eu besoin de ton service pendant toutes ces années, tu n’as jamais rien réclamé. C’est à présent notre tour de te témoigner un peu de reconnaissance ! »

Je t’assure qu’à l’époque, j’ai reçu près de 800.000f, qui m’ont permis de revenir sans difficultés dans la vie active, après près de 5 années vécues en marge de la société.

Jusqu’à aujourd’hui, quand l’on me demande : « Peux-tu nous accompagner à l’orgue pour tel ou tel classique ? », personne n’imagine combien de semaines je dois passer à m’entraîner, sans qu’on ne me paie un franc. Et quand je finis de jouer, tous sont contents.

Souvent, ceux qui te font ainsi appel ne te donnent même pas les frais de déplacement. Et ne soyez pas surpris d’apprendre que, quand après tous tes efforts, tu oses faire une erreur dans l’interprétation, des gens viennent te dire sans sourciller : « Grégoire, tu as désappris hein ! ». Comme s’ils t’avaient payé pour cela.

Mais ce qui est réconfortant dans tout ça, c’est la pleine conscience que Dieu sait, en secret, mes efforts et me rétribue.

Quand par exemple je devais faire l’édition et le lancement de mon livre de chants notés en novembre 2016, il me fallait des millions, environ cinq. Je ne disposais pas de tels sous. Mais quand je vous ai posé le problème, vous mes chers amis, vous n’avez pas hésité à contribuer à me faire entrer en possession de ces fonds.

Et ce fut une belle cérémonie au Palais des Congrès de Cotonou. Vous qui ne le saviez pas, sachez que la seule location de cette salle s’élève à 1,2 millions. Sept chorales vous ont offert gracieusement un beau concert dont j’ai encore de vibrants souvenirs. (Découvrez comment cultiver l’humilité)

Voilà des formes de salaires par lesquels Dieu vous manifeste Sa Présence vivante dans votre vie, quand vous acceptez de vivre une vie sincère de sacrifice. En tout cas, vous ne manquez de rien. Et par-dessus tout, vous êtes entourés d’une multitude de vrais amis. Vous ne leur demandez presque jamais rien, et par conséquent, ils ne savent pas comment vous manifester leur dévotion. Mais le jour vient où vous êtes vraiment dans le besoin, alors tous se plient en quatre pour vous sortir du pétrin.

Ce genre de personnes ne dira jamais qu’il n’existe pas de vrais amis, ou que, quand vous êtes dans les difficultés, les amis vous abandonnent. Non. Contrairement à ceux qui ne font pas de sacrifices et pour qui personne ne veut se sacrifier en retour, eux ils sont secourus toujours quand ils sont en difficultés. Et ça, c’est leur récompense, c’est leur salaire, entre autres.

C’est une belle expérience à faire.

— Belle expérience en effet. Il faut en avoir été acteur pour en parler avec autant de conviction mon frère. C’est ta foi qui te sauve. Que Dieu t’élève davantage.

— Amen ! Ma Sœur, et qu’Il t’élève toi aussi !

Laissez le salaire venir à vous, au lieu du contraire

Laissez le salaire venir à vous.
Laissez le salaire venir à vous, au lieu du contraire

Il semble que des gens m’ont mal compris quand j’ai parlé de « travailler par amour », « travailler dans le but de rendre service et non travailler pour un salaire ». Mais je n’ai jamais prétendu que le salaire est une mauvaise chose ou qu’on doit le rejeter. Bien sûr que non. Mais il ne faut jamais aller à un travail parce que cela procure un bon salaire ou un bon statut social, ni rejeter un travail parce qu’il ne rapporte pas beaucoup d’argent.

N’allez pas au salaire, mais laissez le salaire venir à vous et quand il vient à vous, ne le repoussez pas soi-disant par souci de gratuité.

Mais refusez-vous de faire comme tous ces fonctionnaires d’État qui, avant même de vous rendre le service pour lequel ils sont payés, vous réclament des pourboires.

J’ai été très choqué récemment, par exemple, par l’attitude de ce journaliste, que je ne vais pas nommer, qui demande si je suis prêt à sortir de l’argent, parce que je suis en quête d’émissions télévisées pour parler de mon livre sur le mariage. J’ai écrit ce livre non pas pour me faire des sous, mais pour mettre au service de tous les outils dont vous avez besoin pour vous construire une vie de bonheur en ménage.

La preuve, j’en ai publié d’importants extraits sur les réseaux sociaux. Mais il se fait que l’impression est très coûteuse (surtout quand elle est numérique), et les librairies prennent jusqu’à 30% sur chaque vente. Toutes choses qui font du livre une denrée onéreuse. Et s’il faut ajouter à tout cela de faux frais, alors, je vous assure qu’il est pénible de publier un livre.

Je serais journaliste que je traquerais l’auteur d’un tel livre, afin de l’amener à partager avec le plus large auditoire possible, les principes si précieux dont il parle dans son livre, vu que très peu de gens lisent chez nous. Mais non, il faut en plus l’obliger à sortir de l’argent, beaucoup d’argent, pour faire de la publicité. De l’argent qu’ils empochent.

Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans cette attitude. Ne voyez-vous pas ?

Un journaliste qui travaille pour le gain, voilà comment il se comporte. A son opposé, le journaliste qui travaille pour le bien général ferait tout ce qui est de son pouvoir de journaliste, afin que tous aient accès aux informations et aux connaissances dont ils ont besoin pour mieux vivre. Le salaire suivra. Car il suit toujours. Il vient à vous par des moyens insoupçonnables. Dans le bon sens tout comme dans le mauvais.

J’ai été un jour ramassé par une voiture, sans la moindre égratignure. Une autre fois, devant l’église Notre-Dame de Cotonou, un motocycliste allant en sens interdit m’a cogné violemment. J’étais à moto moi aussi. Et que s’est-il passé ? Sa moto se scinda en deux alors que moi je n’avais subi aucun dommage. Et très surpris, tout comme moi-même, les témoins de la scène m’ont dit, d’une voix unanime : « Cher ami, ne dis plus rien, car Dieu Lui-même a déjà tranché. »

J’aurais pu me retrouver à l’hôpital, amputé d’une jambe. Ce ne fut pas le cas.

Un autre se lave dans sa douche, fait un faux mouvement et se casse la jambe. Il va à l’hôpital. On la lui plâtre. Ensuite on découvre que la jambe a pourri en-dessous et on l’en ampute. Il dépense un énorme capital pour se retrouver la jambe coupée. N’est-ce pas un paiement ? Je suis sûr que si.

Le paiement, le salaire, appelez ça comme vous voulez, peut prendre de multiples formes, telle la santé ou la maladie, selon qu’il s’agit d’un bienfait ou d’un méfait, la joie dans son foyer ou l’enfer en ménage. Car tout se paie. Vous aurez des amis, qui vous viendront au secours dans les moments difficiles, ou des ennemis qui vous combattront, vous pourriront la vie, en temps et en heure.

Profitez de votre bonne position dans la société pour faire le plus de bien possible autour de vous. C’est pour cette raison que le Ciel vous a mis à cette place, et non pour abuser de votre position en brimant les gens autour de vous. Et si vous n’agissez pas pour le mieux, le paiement suivra. Il suit toujours.

(Saisissez la différence entre Foi, croyance et crédulité)

Grégoire SOWADAN

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