A travers ce texte je me prononce sur l’attitude généralisée qui consiste à établir un plan détaillé de sa vie. Est-ce une bonne attitude ? Ceci est d’abord une réponse à mes camarades de classe. Mais son contenu sera utile à tous. Vous gagnerez beaucoup à le lire.
Faire le Plan de sa vie ou échouer ?

Bonjour à tous.
Vous n’avez sûrement pas oublié notre séance d’hier, dont les 10 premières minutes devaient être consacrées à un bref échange sur le sujet ainsi libellé : « Failing to plan is planning to Fail ».
Le sujet a l’air si simple. Si vous ne planifiez pas votre vie, alors vous êtes voué à l’échec. Ce qui veut dire, en d’autres termes, d’après ma compréhension, « Planifiez bien votre vie, et votre succès est garanti ».
Et, comme cela m’est souvent arrivé, j’ai jeté une pierre dans la mare en prenant le contre-pied de l’opinion générale, très répandue. Ma grande erreur, c’est de n’avoir pas tenu compte du fait qu’on ne disposait que de 10 minutes pour en parler. J’ai soulevé de grands remous, alors que je n’avais pas le moyen (ici le temps) de calmer la situation.
Je vais essayer ici de me rattraper. Soyez patient et lisez-moi jusqu’à la fin.
Conscient qu’ici, on ne parle pas religion, je voudrais encore vous rassurer que tout ce que je vais dire n’a rien de religieux, d’autant que pour moi, la spiritualité prévaut sur la religion. Je vais parler de l’Homme (grand H). C’est ce que nous sommes, chacun. Et c’est bien en tant que tel que nous planifions. Les animaux ne me semblent rien planifier. Tout est planifié pour eux.
L’Homme, un esprit-âme dans un corps périssable, et non le contraire.
Pour définir l’Homme, je dirai qu’il est un être à plusieurs dimensions, dont les plus importantes sont imperceptibles aux yeux physiques.
La plupart des hommes se considèrent comme un corps doté d’une âme ou d’un esprit. D’où les propos très répandus « mon âme », « mon esprit ». Car, qui serais-je pour posséder une âme et un esprit ? Je serais un corps. Et je pense fondamentalement qu’une telle considération est l’erreur la plus grave de l’humanité.
Je pense que nous, vous et moi, sommes des âmes-esprits dans un corps, notre contenant sur la terre, où nous nous trouvons pour apprendre et faire un certain travail en vue de notre accomplissement. L’homme existe au-delà du corps.
Une preuve très simple de cela ? Eh bien, nous voyons, entendons et pensons, entre autres. Si la question nous était posée de savoir ce qui voit, ce qui entend et ce qui pense en nous, nous aurions tort de répondre que nos yeux voient, nos oreilles entendent, et notre cerveau pense.
Cela est totalement faux, puisque le jour où nous tirerons notre révérence, nos yeux inanimés ne verront plus, nos oreilles inanimées n’entendront plus, et notre cerveau inanimé ne pensera plus. Car toutes ces composantes du corps n’étaient animées que par l’âme (Anima en latin), qui leur donnait vie. L’âme partie, ils ne servent plus à rien. Le corps physique auquel ils appartiennent tombe en ruine et retourne à la terre.
Nous sommes à présent au même diapason, je l’espère, quand j’affirme que l’homme est au-delà du physique, et qu’il agit autrement que dans le plan physique. Il ressent, il pense, il médite, il contemple. Ce sont là des activités non physiques qui le caractérisent.
L’homme fonctionne beaucoup plus au-delà du physique que dans le physique. Même la planification commence dans le plan mental (immatériel) avant de connaître ensuite sa concrétisation, sa cristallisation dans le physique.
Si le Subconscient, pourquoi un plan de vie ?

L’esprit-fait-chair qu’est l’Homme, dans son processus de réalisation, fonctionne dans deux dimensions qui lui sont intrinsèques : le Conscient et le Subconscient.
L’homme, en tant que Conscient, crée par visualisation ou par identification la réalité à laquelle il aspire. Il crée par la pensée une image de ce qu’il veut, il la ressent comme vraie et, en homme intelligent et savant, il confie la réalisation de ce qu’il a visualisé à son subconscient, cette autre dimension de lui-même qui transcende le temps et l’espace, et réalise en temps opportun nos désirs.
Celui qui a conscience qu’il y a en lui une dimension qu’on nomme le Subconscient ne planifie pas. Il crée par la pensée une image dont la concrétisation, la matérialisation, est prise en charge par l’omniscient Subconscient en lui. Planifier, c’est entraver le Subconscient dans son œuvre.
Et qui peut affirmer avec certitude ce qui est bien pour lui, en tant qu’entité spirituelle ?
L’erreur de ceux qui font des plans de vie : Faire de l’argent leur but.
La plupart croient que l’argent est le but. Ils sont prêts à tout pour avoir pignon sur rue, pour se faire une bonne place dans la société, gagner beaucoup d’argent, dans le but de « bien vivre ». C’est ce qu’ils croient. Ils donnent tout à leur corps périssable, se privant de l’essentiel dont ils ont besoin en vérité pour vivre en tant qu’âme et esprit.
C’est une erreur fatale que j’ai eu la chance et le privilège de ne pas reproduire. J’ai compris très vite que l’argent ne doit jamais être le but, dans ma vie. J’ai compris très tôt que l’argent n’est pas la mesure de la réussite. J’ai compris qu’il faut toujours tout faire dans la vie, d’abord par amour et pour rendre service ; jamais pour gagner de l’argent. L’argent viendra après. Car l’argent vient toujours à celui qui le relègue à la vraie place qui est la sienne : la place de moyen pour atteindre le but de la réalisation véritable.
L’argent, c’est comme votre ombre : quand vous lui courez après, elle vous fuit; mais quand vous la fuyez, c’est elle qui vous court après.
Beaucoup appelle planification leur course inconsciente après l’argent. Et cette course les épuise, leur prend tout, les arrachant à l’Essentiel. Hélas, c’est au soir de leur vie qu’ils réalisent trop tard leur erreur.
Le Rêveur ne fait pas de plan, mais il fait évoluer l’humanité, contrairement au planificateur

En ce qui me concerne, je puis vous dire que, depuis mon enfance, à 12 ans, j’avais une idée claire de ce que je voulais faire de ma vie. Je ne me voyais pas autrement que Prêtre et Musicien. Et dans mon plan, il n’y avait aucune place pour la femme, je veux dire la vie conjugale. Tout le monde dans mes alentours savait que je ne voulais pas me marier et n’avais aucun attrait pour la femme. Tellement j’étais obnubilé, obsédé par mon plan de devenir un prêtre musicien, donc de vivre sans femme.
Aurais-je été un homme heureux, si j’avais réussi à réaliser mon plan ? Car le but recherché n’est pas de réaliser un plan de vie, mais d’être heureux.
Aujourd’hui je suis heureux, très heureux de vivre avec mon adorable femme. Je suis Musicien comme j’ai planifié. Je suis aussi Prêtre, de la manière que le Ciel l’a planifié pour moi, et non tel que je l’ai planifié moi-même.
Je vais vous faire une confidence.
Quand, en 1999, j’ai découvert qu’il y a quelque chose qu’on appelle la Puissance du Subconscient qui m’offrirait la possibilité de faire réalité tous mes désirs, j’ai orienté toutes mes énergies vers la réalisation d’une seule chose : Devenir comme la loupe qui, en concentrant la lumière du Soleil, parvient à embraser des feuilles ; ou encore me donner les propriétés d’un prisme qui décompose la Lumière du Soleil en 7 couleurs chatoyantes d’arc-en-ciel.
C’était mon grand rêve. Mais comment pensez-vous que j’allais pouvoir planifier sa réalisation ? Aucun moyen de le faire. Pourtant je devais le réaliser, ce Rêve.
Et je vous apprends que tout Rêve de vie, s’il est très puissant, trouvera toujours et absolument le chemin vers sa réalisation. Il n’a pas besoin de planification.
Je parie que le premier à avoir rêvé d’inventer un engin permettant de voyager à travers les airs n’a pas pu planifier l’avion tel que nous le connaissons aujourd’hui. Il a fait son rêve, et le rêve s’est frayé un chemin pour devenir cette réalité que nous connaissons aujourd’hui, mais que le rêveur lui-même n’a pas eu la chance de connaître.
Celui qui planifie est limité par ce qu’il sait. Il ne planifie que d’après ce qu’il sait où croit savoir.
Celui qui rêve ne planifie pas. Il rêve et laisse son rêve s’accomplir en empruntant le chemin de son auto accomplissement, que lui seul (le rêve) connaît.
Les planificateurs ne font pas évoluer le monde. Seulement les rêveurs le font. Et l’accomplissement d’un rêve ne peut pas être planifié.
Mon partage d’expérience.
En 1998, j’ai fait une expérience que je vais partager avec vous, par écrit, pour la première fois.
J’avais entrepris un jeûne, dans l’intention de gagner en maîtrise de soi, un jeûne planifié pour durer 40 jours mais que j’ai dû arrêter après le troisième jour. Et pourquoi ?
Après deux jours de jeûne, j’ai expérimenté une chose jamais vue, de moi bien sûr. Il se dégageait de moi une telle puissance !
À l’époque, jeune diplômé d’université mais sans emploi souhaité, je dispensais des cours de musique dans des écoles et à domicile. Ce deuxième jour de mon jeûne, il me suffisait de penser une chose pour la voir se réaliser instantanément. Je me suis donc amusé à intimer l’ordre, par la pensée, à des écoliers en train de crier dans la classe de se taire, sans dire un mot, et de loin. Et grande a été ma stupéfaction quand ils ont obéi unanimement et instantanément à mon ordre à eux intimé par la pensée. « Taisez-vous ! », ils se sont tus. « Bavardez ! », et ils se sont remis à parler. « Taisez-vous encore ! » Et ils obéissaient.
Je me suis ensuite rendu dans une maison pour des cours de piano à domicile. Au chien qui s’est mis à aboyer, j’ai ordonné par la pensée de se taire. Aussitôt il s’est tu. « Viens ici », et il est venu à moi. « Couche-toi », et il s’est étendu par terre devant moi. Je me suis alors mis à passer la main sur ses poils. Et quand, par surprise, j’ai pensé : « Et s’il te mord maintenant ? », aussitôt le chien a voulu me mordre.
J’ai alors réalisé le danger de ce qui se passait. Et j’ai arrêté mon jeûne au début du troisième jour. Pour mériter une telle puissance de réalisation, je devais d’abord avoir une parfaite maîtrise de mes pensées, afin de ne pas donner vie à des pensées négatives, auquel cas je deviendrais un grand danger pour la société.
Avant d’arrêter le jeûne, j’ai clairement entendu, au-dedans de moi : « Voilà ce dont tu seras capable, une fois que tu auras trouvé et fait le chemin jusqu’ici. »
C’est exactement comme si l’on m’avait téléporté en haut d’une montagne pour me montrer des trésors inouïs, et qu’ensuite l’on m’avait redéposé au point de départ en me disant : « Trouve le chemin pour te rendre là-bas et entrer en possession de ce qui t’y attend comme récompense. »
Voilà un rêve que j’ai travaillé à faire une réalité. Et je vous assure que sur le chemin de la réalisation de ce rêve, toute tentative de planification par ma propre gouverne a échoué.
Heureusement, car sans ces échecs, je ne serais pas aujourd’hui l’homme très heureux que vous voyez, qui connait par surcroît la joie de vivre avec une femme merveilleuse que je n’avais jamais planifiée moi-même, mais que la réalisation de mon rêve de bonheur a su bien planifier pour moi.
Une petite mise en garde toutefois
Attention ! Mon affirmation qu’il faut éviter de planifier sa vie ne doit, en aucun cas, être pris comme alibi pour se conduire en irresponsable et, alors qu’on n’a pas, par exemple, les moyens matériels et la force psychique nécessaire d’élever des enfants, en faire en grand nombre et les laisser ensuite croupir dans la misère. Ne pas faire un plan de sa vie ne signifie nullement se conduire en irresponsable et en écervelé. Ne pas faire un plan de sa vie ne veut nullement dire, non plus, aller à vau-l’eau. Il faut absolument avoir un rêve fort, et ensuite se laisser conduire par ce rêve, en y restant fidèle jusqu’au bout, sans jamais rien laisser nous en détourner.
Je parie que ceux qui croient en l’idée d’un plan pour la vie ne prévoient jamais d’accidents ni de maladies dans leur plan. Pourtant il y en a qui crèvent avant même de voir leur plan aboutir. Vous pouvez même facilement constater que plusieurs, un nombre incalculable, de vos journées se déroulent autrement que vous les avez planifiées. Je ne dis pas qu’il ne faut jamais rien mettre en programme. Mais il faut garder à l’esprit que notre plan de départ ne sera presque jamais parfaitement conforme à nos prévisions. Il faut savoir raison garder.
Par contre, ne cessons jamais de rêver, et laissons à nos beaux rêves le volant de notre vie ; ils nous conduiront forcément à bon port.
J’espère qu’après avoir pris connaissance de tout ceci, vous comprendrez que j’affirme qu’il est plus profitable pour l’humanité de ne pas planifier, mais de rêver et de faire le nécessaire pour transformer ses rêves en réalités. Le temps que cela prendra dépend du genre de rêve que nous avons fait. Pas d’une quelconque planification. (Découvrez ici ce que prône Jésus-Christ entre Spiritualité et Religion)
Fait à Cotonou, ce 13 août 2024
Grégoire SOWADAN,
Découvrez sur YouTube notre enseignement sur l’éducation des enfants.

One reply on “Faut-il établir son Plan de vie ?”
Établir un plan de vie est essentiel pour donner un sens et une direction à nos actions quotidiennes. Un plan bien conçu peut servir de guide pour atteindre nos objectifs, surmonter les obstacles, et finalement réaliser notre plein potentiel. Dans notre monde moderne, tout comme il est important de planifier sa vie, il est aussi crucial de sécuriser son avenir numérique. Pour découvrir comment faire face aux menaces d’accès illégal, consultez Telkom University Jakarta.