Jésus ne nous a pas sauvés du péché, ni effacé le péché du monde. Il a tracé le Chemin du salut, afin que chacun se sauve lui-même.
Si Jésus a vraiment sauvé le monde, pourquoi donc tout le mal observé dans le monde ?

J’imagine le choc de plus d’un en lisant ce titre : « Jésus veut sauver le monde, les églises l’en empêchent ». Pourtant, il ne s’y trouve rien de choquant, pour quiconque a soif de vérité et sait observer.
Nous, chrétiens du monde entier, professons notre foi, je dirai plutôt notre croyance, en Jésus qui aurait sauvé le monde. Et de quoi l’aurait-il sauvé ? –Du péché ! Comment ? –En acceptant de mourir sur la croix pour nos péchés. En effaçant le péché du monde. En sauvant l’humanité de la mort. Etc.
C’est bizarre que l’homme prenne du plaisir de se mentir de la sorte. Ou bien, ne voyez-vous pas que le péché n’a point été effacé du monde, et que l’homme continue de mariner dans la boue du péché ? Si vous ne le voyez pas, alors ouvrez les yeux, que je vous montre.
Les nombreuses guerres prétendues saintes à travers des siècles, les multiples tueries de non-croyants accusés d’hérésie, l’inquisition, la Saint-Barthélemy, tout cela au Saint Nom de Jésus, les deux grandes guerres mondiales, l’esclavage, la pédophilie, la pédérastie, l’adultère, l’inceste, etc., n’est-ce point là des manifestations du mal dans le monde et dans nos vies ? Si oui, ont-ils disparu du monde ? Ont-ils été vraiment effacés ? Je réponds que pas du tout. Et vous aussi sûrement.
Nos prisons sont remplies de malfaiteurs, de gens qui n’hésitent pas à couper le bras à leur prochain afin de le déposséder de son moyen de locomotion ; les vols de tous genres : n’est-ce pas le mal qui continue de gangrener nos sociétés. Comment donc peut-on continuer d’affirmer que Jésus a effacé le péché du monde sans jamais se poser de question sur la véracité de son affirmation ?
Je ne comprends pas que l’on continue de s’enfermer dans des mensonges aussi grotesques et impensables.
Jésus ne nous a point sauvés du péché, ni effacé le péché du monde.
Jésus n’a point effacé les péchés du monde. Affirmer cela, c’est mentir. C’est proférer un mensonge ridicule.
Les péchés du monde sont là et semblent même plus tenaces que jamais ! Et ils le resteront, tant que chacun ne se sera pas déterminé à faire son nécessaire pour mériter d’être sauvé par le Christ.
Je le dis et je le répète, je le crie à qui veut bien m’entendre : Jésus n’a point effacé les péchés du monde, et Il ne nous a pas non plus sauvés du péché.
Je défie tout chrétien hypocrite de me contredire sur ce point. Mon argument serait qu’ils cessent d’abord de confesser pendant leurs cultes ou messes, ou en récitant l’Ave Maria, qu’ils sont de pauvres pécheurs. Pourquoi seraient-ils encore pécheurs, si Jésus les avait vraiment sauvés du péché ou si leur Sauveur avait vraiment effacé le péché du monde ?
Jésus n’a point effacé les péchés du monde. J’espère que chacun voit clairement cette vérité à présent.
Jésus est venu tracer le Chemin du salut, afin que chacun se sauve lui-même.

J’entends des gens me poser la question ou se demander : Qu’a-t-il donc fait ? Sa mort n’aurait-elle donc servi à rien ? Je vais à présent répondre à ces préoccupations légitimes.
Prêtons attention à l’anecdote qui va suivre.
Une foule de gens se sont éloignés du royaume de leur père, et se sont retrouvés, à des centaines de kilomètres, dans un camp de concentration qui est en même temps une sorte de labyrinthe d’où ils ne pouvaient s’échapper car ignorant le vrai chemin pouvant les sortir de ce lieu de souffrance, souffrance qui est devenue pour eux la norme.
Pris de compassion pour ses fils éloignés, le Roi, leur père à eux tous, envoya au milieu d’eux un autre de leurs frères, avec pour mission de les ramener à la maison, de leur montrer le chemin du retour.
Ce Fils envoyé pour sortir ses frères de la perdition a passé des années à tenter de convaincre ceux-ci qu’ils sont de lignée royale, ce que leur long séjour dans le camp de concentration et la souffrance ont fini par leur enlever de la mémoire.
« Votre Père attend votre retour à la maison afin de vous couvrir de cadeaux ! », enseigna-t-Il, quand son heure arriva. Pour convaincre les uns et les autres qu’Il venait de la part de leur Père commun, il dut accomplir des prodiges, tellement ses frères étaient durs d’oreilles et refusaient de le croire. Ce qui n’était pas le but de sa venue.
Eh non, accomplir des prodiges n’était pas la mission de Jésus. Il n’a eu recours à ces choses que pour convaincre ses frères de le suivre, de se mettre à sa suite sur le Chemin difficile et très épineux du retour au Royaume de leur père.
Ils n’ont pas cru vraiment en lui. Au contraire ils se sont mis en collusion avec les geôliers pour le mettre à mort. Ils ont travaillé ensuite avec ardeur à effacer toute trace de l’enseignement salvateur du sauveur. Le peu de gens qui ont fait l’effort de suivre ses traces furent eux aussi condamnés au même sort que leur sauveur présumé.
Il faut dire que les détracteurs de ce présumé sauveur n’ont pas réussi à enrayer tout son enseignement. L’essentiel est resté. Mais ils ont réussi un exploit : celui d’aveugler les frères du messie, afin qu’ils ne voient rien et n’entendent rien de cet enseignement salvateur.
Vous avez sûrement compris le lien que je fais entre le sauveur de cette histoire et la mission salvatrice de Jésus.
L’enseignement de Jésus peut se résumer en quelques phrases auxquelles les détracteurs ont substitué d’autres phrases.
Jésus a enseigné aux siens que Dieu est leur Père : « Quand vous voulez prier, dites : Notre Père Qui es aux cieux… », « Je vais chez mon Père qui est votre Père, chez mon Dieu Qui est votre Dieu », « N’appelez personne Père sur cette terre, car vous n’avez qu’un seul Père, Celui Qui est dans les cieux ».
Pourquoi Jésus a-t-il autant insisté sur notre filiation divine ? – Parce que seule la foi en notre identité de Filles et Fils de Dieu peut nous donner la force de nous arracher à notre accoutumance au péché et d’arpenter le Chemin du retour jusqu’au bout. C’est la foi en notre filiation divine seule qui peut nous rendre endurants et prompts à ne plus regarder en arrière, une fois la main mise à la charrue.
Et qu’ont fait les geôliers, je veux dire les démons et leurs suppôts ? Ils ont œuvré avec méthode à imprimer dans le subconscient collectif que seul Jésus-Christ est le Fils de Dieu, le Fils unique de Dieu, et qu’eux sont des fils du péché.
Lumière sur la manœuvre de Satan et de ses suppôts.

Jésus, pour convaincre ses frères de leur filiation divine est allé jusqu’à leur dire qu’ils sont eux aussi de nature divine et capables donc d’accomplir les mêmes œuvres que lui Jésus. Mais une fois qu’ils ont fini de le mettre à mort, ils ont imprimé dans la conscience de ses frères que, si Jésus a pu accomplir ses nombreux prodiges, c’est parce Qu’Il est le Fils Unique de Dieu, le Seul Engendré, tandis qu’eux sont des fils par adoption. Du coup, les chrétiens sont on ne peut plus convaincus qu’ils sont des fils par adoption du Père, des Vidomègon pour Dieu ! Hum ! C’est bien dommage.
La première condition pour bénéficier du salut qu’est Jésus-Christ pour nous, c’est d’accepter que nous sommes des Fils de Dieu, au même titre que Lui Jésus. Ce sera la manière de l’accepter comme notre sauveur.
Dans l’accomplissement de sa mission, Jésus a eu des écarts de langage. Il a traité les pharisiens d’hypocrites, de tombeaux blanchis, d’engeances de vipères. Il leur a prédit, en guise d’injures et pour répondre à leurs multiples provocations, que les Samaritains et les prostituées les devanceraient au ciel. Il a alimenté chez ces loups et gourous les sentiments de colère et de haine dont il a fait ensuite les frais. Ces hypocrites se sont ligués contre lui et l’ont mis à mort. Même le Père n’est point intervenu pour le délivrer. Il a bu la coupe jusqu’à la lie.
Vous vous souvenez sûrement de ses propos : « Mais moi je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère mérite de passer en jugement ; celui qui traite son frère d’imbécile mérite d’être puni par le tribunal, et celui qui le traite de fou mérite d’être puni par le feu de l’enfer. »
Je suis sûr que vous n’ignorez pas cet aspect de l’enseignement de Jésus qu’Il a lui-même enfreint. Et la Loi étant implacable, il a fait face courageusement aux conséquences de ses paroles et de ses actes, il a récolté ce qu’il a semé. Sa mort sur la croix ne peut s’expliquer que comme la conséquence de son acte. C’est sa croix qu’Il a eu le mérite d’accepter et de porter jusqu’au bout, sans se plaindre.
C’est là l’exemple, qu’il nous donne ainsi, d’accepter tout ce qui nous arrive sous l’aspect du mal comme un aspect de notre croix que nous devons accepter et porter sans jamais nous plaindre.
Lorsque j’entends que des chrétiens chicotent Satan, la source de leur malheur, je ne peux m’empêcher de pouffer de rire devant leur ignorance. Avec quel bâton ? (Rire…). Au lieu de travailler à se dominer eux-mêmes, c’est d’aller chicoter Satan qu’ils s’occupent ?
Jésus n’est pas mort pour nos péchés. Il est mort parce que sa croix avait prévu qu’il meure comme il s’est produit. Il a accepté et porté cette croix avec élégance et classe, avec grandeur. Et c’est cela qui a fait de lui le plus Grand des Maîtres.
On entend dire que, par des rituels, des sacrifices, des libations, des magiciens, des astrologues et autres pratiquants de sciences occultes conjurent des sorts. En d’autres mots, ils se soustraient à leur propre croix ou encouragent des clients à se soustraire à leur croix. Ce faisant, ils montrent éloquemment qu’ils n’ont pas compris grand-chose aux lois cosmiques.
Une croix ou un problème auquel vous vous soustrayez vous reviendra tôt ou tard plus accru. A bon entendeur, salut !
Le salut par l’acceptation de sa croix. Voilà la seconde vérité que Jésus a enseignée à l’humanité, par l’exemple.
« Vous êtes des fils de Dieu. Et votre Père Céleste attend que vous reveniez dans votre Royaume qui est prêt à vous accueillir dans la joie et l’allégresse. Pour ce faire, reconnaissez qui vous êtes, et ensuite prenez votre croix et suivez-moi sur le Chemin intérieur que j’ai tracé pour vous. Ce Chemin est celui de l’amour désintéressé, de l’amour et du pardon pour ses ennemis, de l’acceptation des adversités dans notre vie comme des occasions de nous rendre meilleurs et plus forts. » (Paroles de Jésus à ses disciples que vous êtes).
Voilà un bref rappel du chemin du salut tracé par Jésus. Seulement ceux qui y croient et marchent sur ce chemin jusqu’à son terme seront sauvés. Marchez donc sur les pas de Jésus-Christ, et ensuite seulement vous serez sauvés.
Il y en a qui professent que croire en Jésus comme son sauveur personnel suffit pour être sauvé. Je serai d’accord avec eux, à une condition : s’ils conçoivent avec moi que croire en Jésus, c’est croître en Jésus, c’est-à-dire vivre strictement suivant son enseignement, selon ses préceptes succinctement rappelés supra.
Dieu nous y aide. (Vous pouvez lire aussi « L’humilité grâce aux souvenirs du passé »)
Fait à Cotonou, le 2 juin 2021
Grégoire SOWADAN
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