Le défi : le paysan qui défie Dieu

Contes Philosophiques
Le défi, le paysan qui défie Dieu
SOMMAIRE

Vous voulez comprendre pourquoi Dieu a créé le bien et mal, savoir quelle est l’utilité du mal ? Eh bien, lisez l’histoire de ce paysan.

Le paysan qui défie Dieu
Les tornades et les grands vents sont nécessaires à la formation des épis de blé.

L’histoire du paysan qui a pris la place de Dieu

Un jour, un paysan, vint faire ses doléances :

– Seigneur Dieu, tu es notre créateur, mais tu n’as rien d’un fermier, tu ne connais pas l’ABC de ce métier. Tu ferais mieux de t’informer.

– Que veux-tu dire ? s’enquit Dieu.

– Confie-moi la direction du monde pendant un an et tu verras. Je chasserai la famine de cette planète.

Dieu accepta et céda la place au paysan. Celui-ci commanda les meilleures conditions climatiques et interdit les orages, les vents violents et tout ce qui pouvait abîmer la végétation.

La vie se déroulait douillettement, les champs recevaient la pluie dont ils avaient besoin et le soleil en temps voulu.

– Regarde ! dit le paysan à Dieu. Les moissons seront tellement abondantes qu’il y aura de quoi nourrir la population pendant 10 ans sans travailler.

Hélas ! Lorsque le blé fut moissonné, les épis s’avérèrent vides.

– Que s’est-il passé ? demanda le paysan à Dieu.

Celui-ci répondit :

– L’absence de friction, de tension et de défi a rendu le blé impuissant. Une certaine dose de difficultés est indispensable. Les orages et les éclairs secouent et éveillent l’âme du blé.

Leçon à tirer de la parabole du paysan

Leçon apprise par le paysan : le bien et le mal sont nécessaires à l'équilibre du monde.
Le bien et le mal sont nécessaires à l’équilibre du monde.

Cette parabole nous fait comprendre que la nuit est aussi précieuse que le jour. Que le bonheur et le malheur sont nécessaires. Cela ne signifierait rien d’être tout le temps heureux. Plus nous prenons conscience des rythmes de la vie, des alternances de la dualité, du jeu des polarités, moins nous sommes en état de demande de changement de ce que nous vivons.

Nous avons vécu, nous vivons, nous vivrons des épreuves, peu importe la raison même si cela est probablement dû à une vie antérieure, à ce que nous transmettent nos parents dans l’ADN, à l’inconscient collectif, etc. Il en est ainsi. Mais acceptons pour nous en libérer ainsi que pour nos enfants. Et apprenons donc à nous centrer pour être au-delà des opposés, au-delà de notre mental, de nos émotions, de notre corps. Ainsi, notre vie devient bien-être………..

Tristesse ou joie. Je suis au-delà.
Peur ou calme. Je suis au-delà.
Orage ou soleil. Je suis au-delà.
Il suffit de se Centrer. De regarder ce qui Est.

(Lire aussi « La mouche qui veut devenir un papion »)

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