Découvrez la réponse que j’ai servie à un ami qui m’a interrogé sur l’adultère : sa portée, ses risques, et comment l’éviter.
La question pertinente d’un ami sur l’adultère
Un ami sur Facebook m’a écrit.
Bonjour très cher Grégoire, J’ai souvent lu avec beaucoup d’intérêt vos articles publiés dans le quotidien Le Matinal, ces derniers mois.
Je souhaite avoir votre point de vue sur l’adultère. Les différentes religions la proscrivent, dans le même temps certains dignitaires de ces mêmes religions en font leur sport favori, nos dirigeants à divers niveaux en font de même.
Tous les jours je dois me battre pour ne pas céder aux avances voilées ou directes que continuent de me faire des femmes mariées ou fiancées.
Quelle est la portée de l’acte d’adultère ? Que risque-t-on véritablement ?
Rassurez-vous, je ne pose pas la question parce que je recherche des arguments pour passer à l’acte proscrit mais plutôt pour la raison contraire.
Merci d’avance et meilleurs sentiments.
N.B. : Ce sujet interpelle toute notre société, vous pourriez en faire un article (ou une série d’articles) pour rendre service à la communauté.
Ma réponse : Deux raisons pour ne pas commettre l’adultère : la Règle d’or, et le risque de tomber sur une mine mortelle.

Bonjour, cher ami. Mon avis sur l’adultère ?
Je vous dirai juste de vous référer à la règle d’or pour trouver votre propre réponse. Elle nous recommande de ne pas faire à autrui ce que nous-mêmes n’aimerions pas qu’on nous fasse, et de commencer d’abord par lui faire ce que nous aimerions qu’on nous fasse.
Rapportant cela à l’adultère, je suis sûr qu’aucun homme ne voudrait que sa femme le trompe avec un autre homme. Et aucune femme ne voudrait être trompée par son homme.
Si donc je ne veux pas que ma femme me trompe, alors je dois m’interdire de la tromper. Car, en la trompant, je sème la graine de l’adultère. Elle va pousser pour moi, et je devrai récolter, c’est-à-dire que je serai trompé à mon tour, en temps et en heure, et j’en souffrirai. J’aime qu’on respecte mon mariage, alors je dois respecter celui des autres.
Nous Béninois savons que des individus minent leur femme qu’ils considèrent comme leur propriété. Ce qui n’est pas une bonne chose. Et quand elle commet l’adultère avec quelqu’un, celui-ci tombe malade et peut même trépasser.
Sachant cela, pourquoi prendre le risque mortel d’aller coucher avec la femme d’autrui ?
Je pense que l’adultère n’est pas un jeu auquel il faut s’amuser. J’espère que cette réponse va vous satisfaire.
Une autre question : Pourquoi celui (ou celle) qui s’efforce d’être fidèle est-il trompé ?

Hier, après mon post sur l’adultère, un ami m’a écrit ceci :
« Cher Grégoire, je bénis pour vous l’intelligence universelle qui est source de toute inspiration. Mais j’ai une préoccupation qui est de savoir pourquoi celui (celle) qui se bat pour se maintenir sur le droit chemin doit être parfois trompé(e) ? »
Ma réponse :

Cher ami, votre question est pertinente et demande une réponse bien délicate, à mon avis.
Un jour, une jeune fille est venue me voir et s’est longuement plainte de son petit ami qui la trompait avec une autre fille. Elle fut choquée par mon conseil et s’est mise à m’insulter. J’espère que vous ne serez pas choqué à votre tour. Voici ma réponse à la fille.
« Ma chère, si tu veux vivre en paix, travaille à intégrer que Rock, ton ami ne t’appartient pas. Il est libre d’aimer qui il veut. Ton attitude de femme jalouse ne fera que le pousser davantage dans les bras d’une autre. Reste digne, et s’il t’est vraiment destiné, il te reviendra et te rendra heureuse. Dans le cas contraire, pourquoi tenir à le retenir de force, alors que Dieu veut peut-être te préserver de plus grandes souffrances à venir ? Calme-toi et laisse Rock libre de vivre sa vie. »
Voilà un conseil qui est destiné à celui qui se sent trompé. Par contre, celui qui trompe doit savoir que tôt ou tard, l’on paie pour ses fautes, que l’on récolte toujours ce qu’on a semé, en temps et en heure, en bien comme en mal.
Ce que je ne pouvais pas dire à la fille dans un contexte de souffrance, c’est que l’heure a peut-être sonné pour elle de récolter pour des infidélités passées. En effet, quand vient l’heure de la récolte, on a souvent oublié l’heure de la semence. L’honnêteté veut qu’au lieu de s’en prendre à celui ou celle qui sert de canal pour faire descendre jusqu’à nous les fruits de ce que nous avons nous-mêmes semé, nous nous repentions et demandions pardon pour nos fautes passées y relatives. J’insiste que c’est en bien comme en mal.
Alors nous avons un grand intérêt à toujours réfléchir avant de poser un acte. Demandons-nous toujours- Et si l’autre me faisait ça ? Et si j’étais à la place de l’autre ?
Voilà. J’espère que ma réponse ne m’attirera pas vos foudres. (Lire aussi « Pour ou contre la loi sur l’avortement »)
Grégoire SOWADAN
