L’enfer, une damnation éternelle? Si oui, où donc est passé le Dieu omniscient et miséricordieux ?

Vie spirituelle
L'enfer une damnation éternelle?
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L’enfer existe-t-il? Est-il une damnation éternelle, un feu où le méchant ira cuire éternellement? Cet article répond à ces questions que vous vous posez sûrement. Il apporte des réponses rationnelles à votre questionnement.

L’enfer est-il une damnation éternelle ?

Si l’enfer était tel qu’enseigné au catéchisme, n’y aurait-il pas absurdité?.

Cher lecteur, je vous convie à réfléchir avec moi sur un sujet qui me taraudait déjà à l’âge de seize ans, plus précisément en classe de 3è : la question de l’enfer.

Selon le dogme imposé à l’esprit humain par les églises dites chrétiennes universelles et autres confessions religieuses, l’homme, après sa vie sur la terre, se retrouve ou au paradis ou en enfer –selon qu’il s’est bien ou mal conduit– où il doit séjourner pour l’éternité. Au catéchisme, l’enfer est décrit comme un feu éternel qui brûle mais ne consume pas, et qui fait ainsi durer pour l’éternité la souffrance de celui qui a fait des méchancetés pendant qu’il se trouvait sur la terre. Le plus surprenant est que ce dogme repose sur un passage biblique : l’histoire du jugement dernier que vous pouvez lire dans l’évangile selon Matthieu 25,31-46.

Déjà à un très jeune âge, je percevais clairement que quelque chose n’allait pas dans cette peinture de la réalité. En effet, Dieu nous était décrit comme l’Omniscient et l’Omnipotent : devant Lui, devant Ses yeux, le passé, le présent et l’avenir sont comme écrits sur une seule et même page. Donc la vie de l’homme, qu’Il a Lui-même créé et trouvé bon (cf. le récit de la création) n’avait pour lui aucun secret. De plus, il est décrit comme un Dieu bon « Qui ne veut pas la mort du pécheur, mais qu’il se convertisse » (cf. la Prière eucharistique de l’église catholique).

L’enfer ne saurait être une damnation éternelle.

L'enfer, une sentence prononcée pour un temps
L’enfer, une sentence prononcée pour un temps.

J’étais convaincu que si, vraiment, Dieu était omniscient, omnipotent et bon, alors il ne saurait exister l’enfer tel que décrit par les dogmes sus évoqués.

En effet, le temps que dure la vie de l’homme sur la terre (et qui en déterminerait l’enfer ou le paradis éternels) est, par rapport à l’éternité, ce qu’une goutte d’eau est par rapport à l’océan. Comment donc un Dieu bon, omniscient et omnipotent pourrait-Il créer les choses de sorte qu’une goutte de mauvaise vie sur la terre conduise l’homme à un océan de souffrance ? Ce n’est pas possible ! Car si c’était le cas, ou Dieu serait un Être mauvais, ignoble, ou Il aurait un savoir limité. Mais puisque je croyais en l’omniscience, en l’omnipotence et en la bonté du Père éternel, alors j’étais sûr que l’enfer n’existait pas, tel que décrit dans la Bible et au catéchisme, qu’il était une invention des hommes pour semer la peur dans les consciences.

Si l’enfer ne peut pas être une damnation éternelle, alors comment devons-nous le concevoir ?

L’enfer et le paradis, 2 états alternatifs de conscience.

Mieux comprendre l’enfer

Aujourd’hui, j’ai grandi, et ma conception de l’enfer et du paradis a évolué avec l’âge, elle aussi. Et c’est bien ma nouvelle compréhension, plus juste, rationnelle et vraisemblable, que je vais partager avec vous. Je vais donc partir d’exemples banals pour vous faire toucher du doigt ces deux réalités.

Je suis allé un jour chez un ami, à moto. Cet ami prend la main de son petit neveu de trois ans et l’approche du pot d’échappement encore très brûlant. L’enfant retire énergiquement sa main en criant : « Chappement ! C’est chaud » (Il faut noter qu’il ne parlait pas encore bien). Ce petit enfant a compris que le pot d’échappement brûle, pour être passé par l’enfer de la brûlure. Il a souffert un temps de s’être brûlé au pot d’échappement ; et il en a tiré de bonnes leçons pour son avenir.

Un jeune homme, incapable de maîtrise de son instinct sexuel, viole une petite fille. La police l’arrête ; il est jugé et condamné à cinq ans de prison ferme. Il purge sa peine et comprend le danger qu’il y a à commettre un viol. Les cinq années passées en prison ont été pour lui l’enfer où il a perdu toute liberté d’action, totalement soumis aux choix des geôliers, et reçu des leçons de vie.

Ainsi va l’enfer. La Loi divine prévoit que l’on récolte ce qu’on a semé. Quand vous avez semé du bon grain, le moment vient où vous récoltez du bon grain ; alors vous connaissez le paradis, le bonheur, la joie de vivre. Au contraire, vous avez semé des ronces et des épines qui ont poussé dans votre jardin. Le moment vient, où vous subissez les conséquences de ce que vous avez semé, et pendant un certain temps vous êtes en enfer.

L’enfer et le paradis sont donc des états d’esprit où nous nous retrouvons pour un laps de temps : des jours, des semaines, des années, des décennies ou des incarnations durant. Jamais pour l’éternité ! Et le but suprême de ces moments de souffrance, d’enfer, c’est de nous faire étudier le mal et le bien en les expérimentant. C’est de nous faire plus sages et plus raisonnables. C’est de nous rendre à même de discerner, entre le bien et le mal, ce qui est le mieux pour nous. A l’instar d’un futur roi à qui l’on fait vivre successivement toutes les conditions du peuple qu’il devra un jour gouverner, même la condition du prisonnier. Sans quoi il sera un mauvais roi.

L’enfer comme un séjour temporel en prison

L’enfer est comme une prison où nous passons une infime partie de notre vie afin de faire l’expérience de la souffrance et savoir apprécier le bonheur. Car celui qui n’a pas fait l’expérience de la souffrance ne saura pas apprécier le bonheur à sa juste valeur ; celui qui n’a pas fait l’expérience de l’enfer ne peut pas bien apprécier le paradis.

Ainsi Dieu, dans Sa Sagesse et dans Sa bonté, a tout fait : le bien et le mal, l’enfer et le paradis, dans un seul but : le développement de l’homme, sa divinisation. La mangue mûre est au paradis tant qu’elle vit sur l’arbre. Mais Dieu a prévu qu’elle tombe, qu’elle soit attaquée par les vers, qu’elle perde tout son jus et sa beauté, qu’elle meure et entre dans le sous-sol.

Toutes ces expériences de la mangue lui sont nécessaires, même si elle les vit comme un enfer qui, dans sa conscience limitée, paraît éternel. Mais quand elle sera parvenue à l’étape de la germination, elle connaîtra un paradis où, jeune arbre, elle sera néanmoins confrontée à des vents et à des érosions qui joueront le rôle de fortifier le jeune arbre. Le manguier en herbe connaîtra des moments alternatifs de joie et de tristesse, de paradis et d’enfer, jusqu’à atteindre l’accomplissement où, pour avoir passé avec succès tous les examens prévus pour lui, il connaît enfin le bonheur éternel du manguier accompli qui produit des fruits, comme le manguier son père-mère.

L’enfer et le paradis sont donc des états alternatifs d’esprit que connaît tout homme en voie d’accomplissement et qui durent jusqu’à ce qu’il ait fini de s’accomplir. Ces états d’esprit, l’homme les vit incarné ou désincarné. Croire que l’enfer et le paradis ne surviennent qu’après la désincarnation (que nous avons coutume d’appeler la mort) est alors une erreur. Sur la terre, certains vivent leur enfer alors que d’autres sont au paradis, en attendant de changer d’état.

La foi ne s’oppose pas à la raison. Je vous exhorte à user également de cette dernière pour mieux comprendre Dieu, Sa création, et vous-même.

L’enfer, un feu nécessaire dont il ne faut plus avoir peur

L’enfer comparé au feu de l’Orfèvre

Des métaux au feu de l'orfèvre
L’enfer, le feu du Divin Orfèvre où nous passons tous

On nous a appris que l’enfer est un feu qui brûle, mais ne s’éteint pas. Eh oui, on nous l’a tellement répétée que cette part de la Vérité s’est bien gravée au fond de chacun, créant chez la plupart une psychose. On a peur de finir dans ce feu où, a-t-on menti, on irait brûler éternellement. La part de la Vérité qu’une multitude de gens ignorent, c’est que ce Feu qui ne s’éteint pas, c’est le Feu du Divin Orfèvre.

Autrement dit, nous sommes tous de l’or dans un état brut, et avons besoin de passer par l’épreuve du Feu, afin de recouvrer toute la brillance et l’éclat cachés en nous.

Le Feu Divin brûle et ne s’éteint pas, parce que tous les Fils et Filles de Dieu, que nous sommes, doivent y passer pour atteindre à l’accomplissement, notre seule raison d’être.

L’Orfèvre, Dieu Qui a la parfaite maîtrise de Son Art, connaît la durée du séjour que chaque morceau d’or, que nous sommes, doit passer dans le Feu. Celui-ci ne brûle pas sans fin pour une prétendue souffrance éternelle des Fils ou Filles de Dieu que nous sommes, mais, retenons-le une fois pour toutes, pour nous accomplir les uns après les autres, pendant la stricte durée nécessaire.

L’enfer est une Nécessité. Toutes les initiations enseignent l’épreuve du feu. Le Feu de l’Enfer est une épreuve ; pas une damnation éternelle.

Le paradis et l’enfer au service de l’accomplissement

L’enfer n’est pas non plus un lieu où l’on se retrouve, après sa désincarnation. Non ! C’est un état d’esprit, qui alterne avec son alter ego, le paradis, lui aussi un état d’esprit. Les deux se succèdent, tels la nuit et le jour, dans un But unique : l’accomplissement des Fils et Filles de Dieu.

N’ayez plus peur de l’Enfer. Vous en avez besoin. Et ne laissez plus personne vous spolier, en son nom ou au nom d’un prétendu paradis post mortem.

Le Paradis et l’Enfer sont deux états, variant selon le niveau de conscience, et alternatifs par lesquels nous devons tous absolument passer, pour grandir et nous accomplir.

Assumons donc l’un comme l’autre avec indifférence. Et ce sera notre marque de grandeur.

L’enfer, défini comme une damnation éternelle, une sornette.

Quelques objections de ceux qui pensent que l’enfer est une damnation éternelle

Définir l’enfer comme « un feu nécessaire dont il ne faut plus avoir peur », mais quelle audace ! J’insiste pourtant que l’enfer est le Feu du Divin Orfèvre (Dieu) où doivent passer tous les morceaux d’or que nous sommes, nous les fils et filles de Dieu, afin que ressortent notre éclat et notre brillance.

J’imagine une foule d’objections de gens parmi vous, qui me reprocheraient d’œuvrer à ôter tout sentiment de remords des cœurs. Pour eux donc, le concept de l’enfer serait utile, dans la mesure où la peur de l’enfer freinerait les pulsions et empêcherait les gens de faire le mal. Si les gens n’ont plus peur d’être punis par ce feu qui leur réserve une souffrance éternelle, qu’est-ce qui les réfrénerait ? Le mal va s’empirer dans le monde. Etc., Etc.

Ces arguments me font rire. J’en suis très amusé. Je reconnais là les arguments dont nos jeunes cerveaux ont été brouillés et embrouillés au catéchisme. Je leur apprends que le catéchisme, c’est pour les enfants qui n’ont pas encore développé le sens de la réflexion. Mais lorsque, supposés avoir grandi, nous continuons de nous accrocher aux notions catéchétiques, nous sommes alors comparables à ces adultes de la cinquantaine qui continuent de croire aux histoires de loups-garous ou de croque-mitaine. Ils n’ont pas grandi, malgré leur âge avancé. Ce qui peut être considéré comme déplorable.

En adultes, analysons à présent ces allégations.

La crainte de l’enfer n’a jamais empêché un Homme de pécher.

Un voleur s'apprêtant à spolier une dame
L’illusion de l’enfer ne discipline personne

En observant comment fonctionne notre société, nous pouvons tous nous rendre compte que les enfants, lorsque le maître ou un parent lève le bâton, se ressaisissent et arrêtent de faire ce qui leur est refusé.

Dans la circulation à Cotonou, nous pouvons observer par ailleurs que, depuis que nous avons appris que les policiers ne constituent plus une menace pour nous, nombre de gens brûlent les feux rouges, allègrement, sans rien se reprocher, mettant ainsi en danger la vie des autres passagers. Il suffira que les policiers soient rétablis dans leur ancien rôle pour que l’ordre revienne. A priori.

Une façon de dire que lorsque le moyen de dissuasion est présent et effectif, la discipline s’établit automatiquement. Car on a peur en général d’être puni, d’être jeté en prison. La plupart de ceux qui sont incorrigibles se sentent obligés d’agir dans l’ombre, loin des regards, et peuvent devenir des hypocrites.

Revenons à l’enfer. Conçu comme il nous est enseigné au catéchisme, nous pouvons dire, sans risquer de nous tromper, que c’est la pire des punitions qui soient. Brûler dans un feu qui jamais ne s’éteint afin de faire s’éterniser la souffrance punitive d’un fils de Dieu qui s’est mal conduit, que peut-il y avoir de plus sadique que ça ? Et voilà ce qu’on attribue à Dieu.

Cela sonne faux, à plusieurs égards.

Si l’homme ne peut pas jeter son fils dans un feu, pourquoi Dieu le ferait-Il ?

Primo, Dieu, notre Père Bien-aimé, ne saurait être animé d’une telle méchanceté, d’une telle cruauté, d’un tel sadisme.

J’ai regardé récemment un très beau film que je vous recommande vivement de voir. Son titre : « Le chemin du pardon. La cabane ».

Mack (le personnage central du film) avait deux filles et un garçon. Il venait de perdre sa benjamine et se trouvait remonté contre Dieu. Le film est un dialogue entre Mack et le Dieu trinitaire. On y voit le personnage de Dieu le Père (une femme) en train de répondre à des questions de Mack au sujet de l’enfer. Dieu attisa un feu et demanda à Mack d’y jeter celui des deux enfants restants qu’il jugeait mauvais, têtu, désobéissant…

Et Mack, qui ne s’entendait pas du tout avec son autre fille, trouva indécent que Dieu lui demandât de jeter sa propre fille dans le feu.

Comment peut-on concevoir qu’un père accepte de jeter son enfant dans un feu, parce qu’il ne lui obéit pas ? Et c’est cela que les chrétiens attribuent à Dieu qu’ils appellent pourtant leur père.

Soyons sérieux et réfléchis. Si un père charnel est incapable de jeter son fils dans le feu, lui qui est, selon le dire des chrétiens, un pécheur, pourquoi veut-on que Dieu fasse brûler éternellement ses propres enfants dans un feu qui ne s’éteint pas ? Soyons sérieux ! Soyons réfléchis, et n’affirmons plus de telles absurdités au sujet de notre Père Céleste.

La création de l’enfer a échoué dans sa mission de discipliner l’Homme.

Secundo, si les hommes en général, les chrétiens en particulier, voire les leaders religieux eux-mêmes, croyaient vraiment en l’existence de ce supposé enfer, ils se tiendraient très droit, et il n’y aurait plus de péché dans le monde. Si l’enfer existait vraiment, tel que décrit au catéchisme, et si on y croyait, personne ne ferait de mal : il n’existerait ni pédophiles, ni voleurs, ni assassins, ni pédérastes, ni violeurs, etc. Cela d’autant que, rien ne peut être caché aux yeux de Dieu, l’Omniprésent. Cela, d’autant que dans l’obscurité la plus noire, l’œil de Caïen est là, qui observe le malfaiteur.

Or, nous sommes d’accord que le mal va grandissant dans le monde. Il est même en train d’être légitimé, sur certains plans. Donc, proclamer que l’enfer existe, qui recueille, pour l’éternité dans un feu qui jamais ne s’éteint, les enfants de Dieu qui se sont mal conduits sur la terre, est pur mensonge, une pure invention qui n’est d’aucune utilité. Il ne sert qu’à maintenir dans un état de peur infantile des naïfs qui continuent de croire aux sornettes que sont les histoires de loups-garous et de croque-mitaine, en dépit de leur âge adulte.

Moi je refuse de me comporter en adulte attardé. Et je suis convaincu que vous de même.

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