Grégoire SOWADAN dénonce ici l’arnaque des coachs et autres guides spirituels qu’il compare à des aveugles qui veulent conduire d’autres aveugles. Découvrez ses arguments en lisant cet article
La majorité des coachs, des aveugles qui conduisent d’autres aveugles

J’ai observé le fonctionnement de la société ces dernières années, et constaté une chose qui, à mes yeux, est une anomalie évidente, mais que tout le monde me donne l’impression de ne pas voir : la mode des coachs et des guides spirituels.
Je vais vous parler des coachs et des guides spirituels improvisés, ainsi que des dangers que l’on court, soi-même, et qu’on fait courir à son entourage, en s’improvisant coach de vie ou guide spirituel, les deux revenant au même.
D’entrée, permettez-moi de crier qu’on ne s’improvise pas guide. Car, ce-faisant, on s’apparente à un aveugle qui veut conduire d’autres aveugles. Où peut-il donc les mener ? – Évidemment dans un trou, comme l’a dit Jésus en parlant des pharisiens.
Cela se comprend. Car un guide (je veux nommer ainsi tous les coachs de vie, les pasteurs, les prêtres, les guides spirituels de tous genres), c’est quelqu’un qui assume la lourde mission de conduire des personnes qui se confient à lui, c’est-à-dire qui confient entre ses mains la direction de leur vie, au but ultime de l’accomplissement, bien sûr après avoir parcouru avec eux le Chemin de la Vie. Or, vous le savez sûrement, ce Chemin de la Vie, qui mène au but de l’accomplissement, est parsemé de multiples pièges dont certains sont mortels.
Comment donc peut-on prétendre conduire ses frères sur un tel chemin, alors qu’on ne l’a pas soi-même parcouru jusqu’au bout, alors qu’on en ignore les pièges mortels ?
J’ai tellement de choses à dire à ce propos.
J’ai observé que nombre de gens se font les défenseurs acharnés de produits dont ils ne savent pas grand-chose.
Un ami a eu, un jour, la maladresse de venir proposer à mon épouse d’abandonner son boulot pour s’investir dans une affaire qui, à ses yeux, était très prometteuse. Et de quelle affaire il s’agissait : de la vente en réseau des produits Trévo, qui s’inscrivent dans le même registre que tous ces produits dont les mérites nous sont vantés et vendus à cor et à cri par les marketings de réseau. Je vais citer, entre autres, Forever living products, Tianshi, Anion, etc.
À cet ami j’ai essayé d’ouvrir les yeux sur l’absurdité de sa démarche. Je lui ai reproché par exemple de faire la propagande de produits prétendus des compléments alimentaires, alors qu’il n’en savait rien du tout. Il n’avait pas lui-même utilisé ces produits sur une longue durée, et n’en avait donc pas vécu les probables effets secondaires. Il ignorait si ces produits ne s’avéreraient pas à la longue cancérigènes.
Pourquoi donc investir autant d’énergie pour convaincre mon épouse, et d’autres encore, d’une chose qu’il n’avait pas lui-même suffisamment expérimentée ? Si, des années après, ces produits, dont il faisait autant la propagande, sont déclarés mortifères, réalisait-il combien de gens son acte irréfléchi aurait conduits à la mort ?
Je passai un long moment à essayer de faire voir à mon ami qu’on ne doit pas, même pour de l’argent, faire prendre à ses proches un chemin qu’on n’a pas parcouru soi-même jusqu’au bout. Sinon, le risque est énorme qu’on devienne un porte malheur pour tous ces gens dont on a volé et trahi la confiance. Hélas, cet ami ne me comprit point et me tint en aversion pendant longtemps, quand bien même il perdit beaucoup d’argent dans cette arnaque.
Il en est de même du coaching. En dépit de son caractère immatériel, le coaching est un produit que des individus ont importé chez nous, et qui les a énormément enrichis, aux dépens des victimes qui y ont cru naïvement. Ces dernières ont dépensé des fortunes en échange d’un bonheur illusoire.
Eh bien, le coaching a connu ses heures de gloire. Et certains continuent de se faire arnaquer jusqu’au jour de leur réveil brutal, où ils réaliseront qu’ils se sont fait avoir. Toute leur richesse y sera passée, mais ils n’auront que de l’illusion en retour. Cela, parce qu’ils auront été naïfs, se faisant ainsi gruger par de malins arnaqueurs qui leur promettent un bonheur qu’eux-mêmes n’ont pas.
Les coachs et les guides, des arnaqueurs qui vivent aux dépens de crédules

J’ai entendu des coachs prêcher le bonheur conjugal, alors que dans leur propre foyer, tout n’a été que désolation. Ils enseignent quoi à leurs victimes ? D’autres ont l’audace de prêcher l’équilibre et la paix intérieure ; pourtant eux-mêmes sont visiblement déséquilibrés et dérangés par leurs insuffisances.
Mais en réalité, les plus malheureux sont ces arnaqueurs. Car, ils se croient rusés aujourd’hui, et tout semble leur marcher. Ils ignorent qu’ils se créent un lourd karma, un très lourd karma dont ils feront les frais dans un avenir certain et imparable. A bon entendeur, salut !
J’ai remarqué, et vous aussi j’espère, qu’il est aujourd’hui une mode, dans le rang des pasteurs, prêtres et autres hommes religieux, de jouer aux apprentis sorciers qui chassent des démons, guérissent des malades ou accomplissent toutes sortes de prodiges, afin de s’attirer une multitude d’ouailles et de pouvoir ensuite vivre à leurs dépens, tels de vrais parasites, tels des vampires.
La triste expérience de Banamè au Bénin nous a fait comprendre que ces faux pasteurs, ces loups, pour appâter leurs futures ouailles, vont nouer des pactes avec des esprits démoniaques. Ceux-ci leur donnent de l’argent, du pouvoir, des miracles, du magnétisme, mais en échange, ces pasteurs leur livrent en pâture les fidèles qu’ils réussissent à capturer dans leurs pièges diaboliques et mortels. Les fidèles croient adorer Dieu, puisqu’ils prêtent foi à des miracles, mais en vérité, c’est bien d’esprits de l’enfer qu’ils deviennent les adorateurs, sans le savoir.
Leur conscience endormie, ils ne se rendent compte de rien, jusqu’à ce qu’ils se réveillent, mais trop tard, dans le gouffre de l’enfer. Alors ils sont aigris, remplis de rancœur et d’injures. Ils reprochent à leur gourou de les avoir trahis.
Mais ne devraient-ils pas plutôt se reprocher d’avoir été crédules ? Ils devraient d’abord se reprocher d’avoir été trop naïfs. Ils devraient se reprocher de s’être laissés appâter par des signes, par des miracles, sans le moindre discernement. Ils ont recherché des signes, à tort, et ils ont eu des signes de Jonas : ils ont été engloutis pendant de longues années dans le ventre du serpent de mer. A qui la faute ? Qu’ils soient plus vigilants à l’avenir, au lieu de se déculpabiliser à cent pour cent, et de chercher des boucs émissaires.
Ont-ils donc oublié qu’ils étaient ceux qui dénonçaient à la méchante sorcière tous ceux dont le sang devait servir à nourrir l’esprit de mer « Ganésha », parce qu’ils ont osé critiquer « leur dieue » ? Qu’ils fassent leur examen de conscience en silence, et en toute honnêteté avec eux-mêmes.
Une importante mise en garde aux coachs improvisés : les dangers de s’improviser guide

Je vais mettre en garde à présent tous ceux qui jouent aux apprentis sorciers. Cela se paie très cher, en temps et en heure. Car, voici comment les choses se passent dans le monde spirituel.
En général, une maladie physique est une manifestation d’entités qui ont pour rôle de faire vivre au malade les conséquences d’un acte mauvais qu’il a posé par le passé. A celui qui a manqué de bonté par le passé, l’heure est venue de payer pour son manquement. Alors, des entités du monde spirituel, de l’enfer en l’occurrence, viennent prendre possession de ses jambes et le paralysent.
Celui qui a péché contre la justice aura un paiement en termes de paralysie des membres supérieurs. Celui qui a péché contre la Vérité, c’est par les yeux qu’il paiera, et il va souffrir d’aveuglement et de maux d’yeux. Ce ne sont là que quelques cas de paiements.
Ce n’est donc pas pour rien que Jésus, en voulant guérir un malade, disait : « Tes péchés te sont pardonnés ». Il savait bien le lien entre un péché et la nature de son paiement. Il savait que pour guérir dans le plan physique, il fallait d’abord éradiquer le mal dans le plan spirituel.
Par ailleurs, l’expérience m’a appris que, lorsque vous guérissez quelqu’un d’une maladie, en fait, vous le libérez des entités qui, en Lui, assurent qu’il paye pour un forfait passé. C’est la récolte de ses propres semences. Et que font ces entités ? Elles recherchent la première habitation qui s’offre à elles. Et cette habitation peut être vous qui les avez délogées. Elles viennent s’installer chez vous, et vous développerez, avec le temps, la même maladie.
C’est dire qu’en principe, quand bien même vous en avez le pouvoir légitime, vous ne guérissez pas n’importe comment, ni n’importe qui. Vous ne devriez guérir quelqu’un que si vous êtes tellement pur, vous-même, qu’il n’existe en vous aucune place que pourraient venir occuper des entités ténébreuses, d’une part, et que vous vous êtes assurés, au préalable, que la guérison lui fera du bien, d’autre part. Car sachez-le, toutes les guérisons ne manifestent pas la gloire de Dieu. Il y en a parmi elles qui sont le produit de l’orgueil et de la vanité. Des exemples, il y en a à foison autour de vous.
Si vous n’avez pas atteint l’état de pureté requis, alors ne prenez pas le risque, par orgueil ou par vanité, d’aller déloger des entités qui sont à la place qu’il faut en ce temps T. Si vous le faites, alors vous hériterez de la maladie de celui que vous avez guéri.
Cette histoire peut vous édifier à ce propos.
Un jeune homme costaud, musclé, qui a la ceinture noire en kung-fu, se rendit un jour à la plage et assista à une scène. Une bande de dix voyous tenaient entre leurs mains une jeune demoiselle qu’ils s’apprêtaient à violer à tour de rôle. Le jeune homme les interpella et leur intima l’ordre de laisser la fille tranquille. Et que pensez-vous que firent ces voyous ? Ils abandonnèrent la fille et s’attaquèrent tous ensemble au jeune homme. Et ce dernier, déployant sa force et son habileté dans les arts martiaux, les mirent tous KO, et sauva ainsi la fille de leurs appétits voraces.
Supposons que ce jeune homme ne fût pas doté d’une telle force et n’eût aucune culture d’arts martiaux, et qu’il assistât à ladite scène. Il aurait été obligé de ravaler sa hargne et de passer son chemin. Sans quoi, les violeurs fâchés l’auraient agressé lui-même, puis la fille sous ses yeux, avant de l’envoyer ad patres.
Ainsi, quand vous ne disposez pas des moyens requis pour, ne vous improvisez sauveurs de personne. Sinon, c’est vous qui deviendrez les victimes des agresseurs.
Si vous n’avez pas la pureté et la lumière nécessaires, ne jouez pas aux apprentis sorciers faiseurs de miracles. Ce sera à vos risques et périls.
J’ai entrepris un jour de délivrer une dame d’une odeur nauséabonde qui se dégageait d’elle, mettant mal-à-l’aise tous ceux qui s’approchaient d’elle. C’était un mauvais sort que lui avait infligé une sorcière. Et je vous assure que j’ai réussi à l’en libérer. Mais à ma grande surprise, ce maléfice l’a quittée, elle, pour venir prendre place en moi. Et pendant deux ou trois jours, j’ai dû prier et jeûner pour m’en libérer, et l’envoyer à la terre. J’ai alors compris la leçon : il ne faut pas jouer à l’apprenti sorcier. Et, il faut le savoir, rien n’arrive au hasard. Les démons n’attaquent personne au hasard.
D’ailleurs, quand vous avez l’œil fonctionnel, vous faites aisément le constat que ceux qui s’évertuent à chasser les démons chez les autres ont en réalité leurs propres démons qui les dominent. Ils ne font aucun effort pour se libérer eux-mêmes de leurs propres démons, et c’est chasser les démons des autres qui les préoccupent ? Cela s’appelle de l’orgueil et de la vanité. Cela s’appelle de l’hypocrisie.
Qu’ils se libèrent d’abord eux-mêmes des démons qui les dérangent. Et quand ils auront réussi, ils auront parcouru le chemin de la Libération avec succès. Alors seulement, ils pourront légitimement montrer le chemin à leurs frères et sœurs encore sous l’emprise des leurs.
Certains entreprennent le chemin intérieur. Ils en découvrent les splendeurs des débuts, ils jouissent de ce qu’on appelle « la chance du débutant » » et s’estiment trop tôt aptes à conduire d’autres âmes sur le Chemin. Erreur grave et fatale ! Qu’ils attendent de finir avec succès toutes les dures épreuves du conquérant. Seulement après, ils seront dignes de montrer le Chemin à d’autres, voire de les y guider.
Encore que celui qui a fait le Chemin jusqu’au bout et en connaît les exigences, les difficultés et les dangers, ne fait pas de chasse aux disciples. Il sait que peu de gens sont prêts à consentir les lourds sacrifices que cela requiert. Quand quelqu’un est prêt, ce n’est pas à lui de lui courir après. Plutôt, il le laisse venir à lui et ne s’engage à le prendre en charge qu’après l’avoir soumis à quelques tests, après s’être assuré qu’il a la force intérieure requise pour tenir jusqu’au bout, quelles que soient les difficultés auxquelles il devra forcément se confronter.
Celui qui a fait le Chemin jusqu’au bout, et en toute humilité, est au-dessus de tout sentiment de jalousie qui attend au carrefour ceux qui jouent aux guides, sans en être un.
Mes déboires avec un faux guide
J’ai eu la chance (ou la mésaventure) de croiser sur mon chemin, à mes 30 ans en l’occurrence, un homme du nom de Samson. Je vais taire son nom de famille.
Samson avait le moyen de voir mon enthousiasme. La première fois qu’un autre ami du nom de Roger (je tais son nom de famille à lui aussi) a voulu me le faire rencontrer, il lui avait dit au téléphone qu’il allait me recevoir en cinq ou dix minutes. Pas plus. Mais à mon grand étonnement et à celui de Roger, nous nous étions retrouvés, Samson et moi, à passer ensemble 2 heures et 45 minutes, donc près de 3 heures.
Cette rencontre me procura une joie inouïe, ainsi qu’à Samson, pour différentes raisons.
C’était pour moi la précieuse occasion de prendre conscience des nombreux aspects de ma vie à améliorer. Je pris conscience que je devais travailler à me maîtriser, à dominer la colère et la peur sous toutes ses formes, même les plus sournoises, à vaincre la jalousie, et à faire route vers mon achèvement en Dieu le Père, la Source dont nous procédons tous.
Lui par contre venait de croiser une poule aux œufs d’or, un précieux fournisseur intarissable d’énergie vitale à sa disposition, dont il pouvait se gaver à volonté.
Grâce à Samson, j’ai découvert le précieux livre intitulé « L’imitation de Jésus-Christ », dont j’ai fait pendant longtemps mon livre de chevet. J’ai lu et étudié « Vaincre ses peurs » de Lucien Auger, « Vaincre la dépendance » de Pia Mellody, « Le pouvoir de votre subconscient », pour ne citer que ceux-là.
Et par-dessus tout, j’ai fait la rencontre d’Omraam Mikhaël AÏVANHOV à travers ses collections, dont les sublimes œuvres m’ont beaucoup aidé à progresser. En bon passionné de tout ce que j’entreprends avec enthousiasme, du travail spirituel en l’occurrence, je priais et jeunais sans cesse. Et ma force se décuplait. Et j’entendais souvent Samson s’exclamer : « Tu te régénères très vite. » ou encore « Tu es sûrement de la race de ceux qui progressent à très grande vitesse. »
Au début, je ne comprenais vraiment rien à ses allégations. Mais je ne tardai point à percer ses secrets. Il se nourrissait à mes dépens. Il se délectait de mes énergies. Et quand il avait compris que je m’en étais rendu compte, il me porta l’estocade.
En fait, il voulut me rendre fou, et fit tout ce qu’il put pour m’induire dans cet état. C’est ainsi qu’un après-midi, je subis les attaques d’esprits infernaux à qui il confia la mission de me faire perdre la raison, de me rendre dément, ou fou, si vous préférez. Je ne dois mon salut qu’à la Bonté et à la Présence protectrice du Père Céleste dans ma vie, à Qui j’ai fait le vœu absolu de toujours me soumettre à Sa Volonté.
Après mon dur combat, couronné de succès, contre les entités de la démence, je me fus rendu chez Roger et lui dis : « Roger, ton ami Samson a voulu me rendre fou. Il a échoué, car il n’est pas Dieu et ne pourra rien contre ma vie d’enfant de Dieu. » Et Roger de me répondre : « Mais Grégoire, comment l’as-tu su ? Il m’a prédit que tu deviendrais fou, et j’ai eu peur pour toi. Car, il l’avait déjà dit d’un autre qui perdit la raison, quelques jours seulement plus tard. »
Avant de m’attaquer par les forces qui induisent en folie, Samson avait d’abord exercé sur moi une forte pression pour m’assujettir aux biens matériels, et ensuite pour que j’entre dans un cercle ésotérique. Il me traitait de rêveur, un rêveur qui vivait dans l’illusion de réussir sa vie ici-bas tout en se passant de l’argent.
Et moi j’avais résisté à toutes ses pressions. Je l’assurai non seulement que je n’avais rien à faire dans un cercle ésotérique, où vous perdez toute liberté et devenez l’esclave d’un système qui vous oblige, tôt ou tard, à faire des choses en contradiction avec votre conscience, mais encore que Dieu me donnerait toujours l’argent dont j’aurais besoin pour accomplir Sa Volonté ; je n’avais donc pas à courir après ce qui restera pour moi un moyen, à jamais.
Par ailleurs, il avait voulu me convaincre que je devais établir un plan de ma vie, et le lui confier. Et moi de lui répondre que ma vie était entre les mains du Père Qui Seul en disposait comme Il l’entendait ; ma vie ne dépendait nullement de moi, et je n’avais aucun droit de lui donner ma direction humaine ; seule compte la direction que le Père Céleste décide de lui donner.
Quand Samson a compris que je n’allais jamais suivre sa direction, et que je lui échappais définitivement, il ne trouva qu’un moyen : me détruire, en me rendant fou.
Heureusement pour moi, je m’étais totalement abandonné à Dieu Qui m’a protégé de Samson et de ses mauvais esprits, alors même que je n’avais aucun moyen de me sauver moi-même.
Comme quoi, seuls l’humilité et l’abandon total à Dieu peuvent nous sauver des grands dangers du Chemin intérieur. Je savais que mon salut ne pouvait venir que de Lui, et que je ne devais jamais rien faire qui contrevînt à Sa Volonté.
Samson est bel et bien le prototype des faux maîtres, des loups, des soi-disant maîtres qui élèvent des brebis dans le but unique de se repaître de leur sang, ou qui élèvent des poules afin de se nourrir de leur chair.
Quand ces faux maîtres finissent par croiser des disciples vrais, qui sont sincèrement à la recherche de Dieu, leur jalousie les submerge et leur fait commettre l’irréparable. Heureusement que Dieu Lui-même se fait leur Bouclier en toute circonstance.
Quand bien même il vous arrive de vous tromper de maître et de devenir momentanément la proie de vampires prétendus maîtres, ouvrez grands les yeux, et détournez-vous d’eux à temps.
Mais les plus grands perdants dans tout ça, ce ne sont point les disciples abusés, mais les faux maîtres qui se créent ainsi de lourds karmas.
La Loi dit clairement qu’il faut éviter d’user d’épée contre ses frères, si l’on ne veut pas périr soi-même par l’épée un jour. Savez-vous comment a fini Samson ? J’ai appris qu’il est parti d’ici-bas, harcelé, tourmenté et torturé par les mêmes entités dont il s’était toujours servi pour faire du mal aux autres. On finit toujours par payer pour ses crimes.
Comment différencier un faux guide d’un vrai guide ?

Un vrai Maître, celui qui mérite le titre de guide, ne sera jamais jaloux des qualités qu’il découvre chez ses disciples. Même si les capacités d’un disciple surpassent les siennes, il saura s’incliner avec humilité, et aider le disciple à atteindre aux sommets de ses capacités. Exactement comme Jean le Baptiste qui a reconnu en Jésus le Messie et, sans la moindre once de jalousie, a déclaré publiquement n’être pas digne de délier la courroie de ses souliers.
Il connaît, en outre, le Chemin et ses pièges, et il est d’une aide véritable à ceux dont le Père lui confie la charge. Il accomplit sa mission de guide avec une totale abnégation, en tout désintéressement, avec comme seule satisfaction la joie de voir grandir ses disciples. Il se réjouit toujours de leur évolution et ne demande rien en échange. Il donne gratuitement, parce qu’il a conscience d’avoir lui-même reçu gratuitement.
Je vais finir par cette triste histoire que m’a racontée hier une nièce.
Une jeune fille sortait avec deux hommes à la fois. L’un des deux était jeune, un pauvre maçon du même âge qu’elle, dont elle ne pouvait attendre aucune aide financière mais recevait toute la satisfaction sexuelle dont « avait besoin » sa fougue de jeunesse. L’autre homme était du troisième âge, un sugar daddy qui satisfaisait ses besoins matériels, mais pas ses attentes sexuelles.
Alors qu’elle se préparait à partir en voyage pour ses études en Europe financées par son sugar daddy, elle se découvrit une grossesse dont son jeune amant était l’auteur. Devait-elle dire la vérité au sugar daddy et risquer ainsi de perdre tout son soutien financier, ou se taire et lui attribuer la paternité de l’enfant ?
Ce fut pour elle un cas de conscience qui l’amena à se référer à sa Coach de prédilection. Et la coach de la réprimander pour son défaut d’ambition, lui conseillant ou d’avorter ou d’en attribuer la paternité au sugar daddy.
Et dire que ladite coach se fait payer des fortunes pour ses séances de coaching !
Je nous invite au discernement. Ne commettons jamais l’erreur grave de confier la direction de notre vie aux mains de coachs avides de pouvoir et d’argent, qui vont parfois jusqu’à signer des pactes avec Satan contre de la célébrité, du pouvoir et de l’argent pour eux-mêmes, et pour votre perte à vous qui avez recours à eux.
Soyez vigilants. Les premières choses qui devraient vous alarmer, ce sont leur rapport à l’argent et la qualité de leur vie médiocre. Leur profession de pasteur ou de prêtre ne change rien à leur vie médiocre. Elle les exacerbe au contraire.
Soyez vigilants. Le mieux serait d’adorer Dieu en esprit et en vérité, d’adorer Dieu au-dedans de vous, comme l’a préconisé Jésus-Christ, plutôt que d’aller vous offrir, telles des victimes consentantes, à des démons ayant pris possession de pasteurs ou de prêtres en vue de votre perte.
À bons entendeurs, salut ! (Lisez aussi « Méfiez-vous des faux prophètes »)
Grégoire SOWADAN
(Ce 13 avril 2023).
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