Vous arrive-t-il parfois de vous sentir étranger sur la terre, de vous demander quel est le sens de votre vie ici-bas? Vous avez le spleen et recherchez un sens à votre vie ? Vous êtes peut-être confronté sans cesse aux sentiments dévastateurs que sont la peur, la jalousie, la tristesse ? Cet article vous propose la solution radicale à votre problème existentiel.
L’Essentiel dans la vie
Très cher lecteur, voici une anecdote emplie de sagesse, que je désire partager avec vous. Son titre est : Le savant et le batelier.
Un grand savant faisait un jour une promenade en mer. Il demande au batelier : « Connais-tu l’astronomie ? – Non, répond le batelier. – Alors, tu es bien pauvre, dit le savant, tu as perdu un quart de ta vie. Mais connais-tu un peu la physique ? – Non, je ne la connais pas. – Alors, tu as perdu la moitié de ta vie. Mais peut-être connais-tu la chimie ? – Absolument pas, je n’en ai jamais entendu parler. – Quelle ignorance ! Tu as perdu les trois quarts de ta vie. »
Le bateau avançait vers la haute mer…Soudain, un orage éclate et provoque une terrible tempête. Le batelier dit au savant : « Savez-vous nager, Monsieur le savant ? – Non, je ne sais pas. – Eh bien, s’exclame le batelier, maintenant, voilà les quatre quarts de votre vie qui vont être perdus ! »
Remarque :
Il y a des connaissances qui ne nous sont d’aucune utilité. Elles ressemblent à des parures, ou bien elles servent à gagner de l’argent, mais que viennent les orages et on verra comment nous savons nager. La vie est un océan parsemé d’embûches et de pièges, et pour naviguer sur cet océan, il y a certaines connaissances beaucoup plus utiles que d’autres : ce sont celles qui nous aident à vivre, à orienter notre existence. Quel haut idéal nous devons avoir, comment transformer les pensées et les sentiments qui nous troublent, comment interpréter les évènements qui se déroulent autour de nous, comment connaître nos relations avec le macrocosme, comment manger, dormir, se laver, respirer, aimer… Voilà les connaissances que nous devons acquérir.
Extrait de la Deuxième Naissance (pp 55-56) de Omraam Mikhaël AIVANHOV
Eh bien oui, il existe des connaissances fondamentales dont l’ignorance maintient l’homme prisonnier dans les zones souterraines de son être. Une fois ces connaissances acquises par la pratique, l’homme devient un être libre de ses colères, de ses peurs, de ses rancœurs. Dès lors, il gagne considérablement en énergie vitale dont il pourra désormais se servir pour nourrir et réaliser ses projets véritables, ceux-là mêmes qui donnent un sens à sa vie sur la terre.
Il devient donc un être équilibré, plein de vie et de sagesse. Il devient un bienfaiteur de l’humanité. Partout où il se trouve, il illumine les êtres, leur communique de la joie de vivre, il les fait revivre.
Il est important de distinguer la connaissance du savoir. J’appelle « savoir » toute information reçue par l’homme, mais qu’il ne s’est pas donné l’occasion d’expérimenter. « La connaissance » au contraire est un savoir expérimenté qui fait de son homme non pas un savant mais un sage.
Ainsi par exemple, le savant est celui qui sait et qui enseigne même la vérité qu’« On est plus heureux en rendant les autres heureux ». Le sage, c’est celui qui a réussi à se rendre heureux en veillant à toujours rendre les autres heureux. Le savant sait intellectuellement ; le sage connaît par la mise en pratique.
La première des vérités essentielles que l’homme doit connaître, c’est ce qui fait son essence.
Qu’est-ce que l’Homme ?

L’homme serait-il un corps qui possède une âme et un esprit ?
L’homme, pour s’accomplir, doit pouvoir bien se définir lui-même, en vérité. Car s’il se définit mal, alors les portes de l’accomplissement lui sont fermées. Suis-je un corps doté d’une âme et d’un esprit ou une âme et un esprit qui ont un corps ?
Question fondamentale.
Le commun des mortels semble avoir trouvé sa réponse. En effet, on entend de la bouche de plus d’un les propos que voici : « Tu es poussière et tu retourneras à la poussière » ou encore « Je ne suis rien, je ne suis que poussière ».
L’homme serait-il vraiment poussière, c’est-à-dire un corps physique ?
- “Oui”, semble répondre l’homme qui dit : “mon âme” et “mon esprit”.
Quand je dis “mon âme”, “mon esprit”, je sous-entends que je suis autre que l’âme et l’esprit qui, alors, deviennent une propriété, mes possessions. Et qui serais-je donc qui possède une âme ou un esprit ?… Evidemment, je serais le corps.
Tout homme qui s’identifie à son corps physique se ferme à l’évolution.
Voici une question que je pose parfois à des amis et que je vous pose :
- Cher ami, lorsque je te parle, qu’est-ce qui m’entend ? qu’est-ce qui me voit ?
- Evidemment, mes oreilles t’entendent et mes yeux te voient.
- Es-tu vraiment sûr de cette réponse ?
- Bien sûr que oui.
- Eh bien, suppose que tu meures, m’entendras-tu et me verras-tu ?
- Non, puisque je ne serais plus.
- Dis-moi si tes yeux et tes oreilles auront disparu.
- Non.
- Alors mon cher ami, ce ne sont pas tes yeux qui me voient, ni tes oreilles qui m’entendent. Tes sens te permettent juste d’entrer en contact avec qui tu veux. Mais celui qui entend ou qui voit, c’est toi en tant qu’entité spirituelle.
Revenons à vous, cher lecteur.
L’homme est un esprit-âme qui habite un corps, sa maison, et non le contraire.
Ne vous est-il jamais arrivé d’entendre des gens vous demander : « Eh toi, reviens ici ! » ou « Reviens parmi nous ! » ?… Si oui, c’est qu’on vous a senti absent, malgré votre présence physique. Vous êtes parfois présent de corps alors qu’en réalité, vous vous trouvez à des kilomètres, peut-être même dans le passé, prisonnier d’un fait marquant remontant à la veille ou plus loin.
Approfondissez un peu ces réalités humaines, méditez-les un peu, et vous conviendrez qu’en vérité, l’homme est l’âme ou l’esprit qui, pour habiter la terre, se construit une maison, une enveloppe qui le porte, jusqu’au jour où sonne pour lui l’heure de quitter à nouveau la terre. Quand sonne cette heure, en effet, l’homme quitte son enveloppe, l’homme quitte sa maison, l’abandonnant à son sort qui est de retourner à la terre, son origine.
Oui, le corps de l’homme désincarné tombe en ruine, comme toute maison abandonnée. Dès lors, les oreilles n’entendent plus, les yeux ne voient plus, le toucher ne sent plus rien, le sang ne circule plus, le cerveau ne pense plus, etc., toutes activités qu’on attribue à tort aux différents sens ou organes du corps physique, alors qu’elles sont des attributs de l’homme qui est en vérité âme et esprit et qui, pour s’exprimer dans le plan physique, a recours aux moyens du plan physique contenus dans le corps physique qu’il s’est construit en venant sur la terre.
L’homme, loin d’être poussière, est plutôt une âme, un esprit dans un corps physique qu’il habite. Ce corps physique sera une citadelle si son futur habitant, l’homme qui l’habitera, possède suffisamment de biens spirituels pour le construire tel. Il sera au contraire une bicoque, un taudis, si l’homme est un misérable.
Ainsi, ne l’oubliez pas, si vous voulez habiter une citadelle dans vos futures incarnations, c’est aujourd’hui qu’il faut en prendre la décision ; faites-vous des richesses impérissables, que vous transporterez avec vous au-delà de la terre : la patience, l’amour, la sagesse, la bonté, la miséricorde, la tolérance, le sens du sacrifice… Ces richesses éternelles vous suivent partout, et vous reviendrez avec elles, qui vous donneront la possibilité de vivre heureux sur la terre. Si, au lieu de cela, vous passez votre vie à n’amasser que des trésors terrestres, ceux-ci ne sont pas de nature à vous suivre. Vous vous retrouverez dépossédé de tout au soir de votre vie.
L’importance du 1 devant les zéros
La réponse que vous choisissez à la question existentielle de votre identité est déterminante et oriente toute votre vie. Répondez : « Je suis un corps qui a une âme et un esprit », vous vous identifiez au corps, au physique, au matériel, et cette dimension de votre être prend la première place, reléguant l’essentiel au dernier rang. Votre vie, par conséquent, n’a pas de centre ; vous êtes semblables à des zéros placés avant 1 (00000001) : les zéros restent des zéros et le 1 reste tel.
Au contraire, définissez-vous comme une âme et un esprit, ce que vous êtes en vérité, et vos zéros auront chacun de la valeur, parce que placés après 1 qui leur donne de la valeur : Dieu. Avec 1 vous deviendrez dix millions (10.000.000) ; vous serez toute-richesse. Et vous vous développerez en tant que fils ou fille de Dieu, descendu sur terre pour y recevoir des leçons de vie. Car la terre est une école où l’homme vient apprendre des leçons spécifiques à son niveau d’involution ou d’évolution.
Le Sens de la Vie

Le Sens de la Vie est dans la bonne compréhension du mythe de la création
« Quel est le sens de la vie ? » « Pourquoi toute cette souffrance où l’homme se débat sans cesse ? » « Pourquoi faut-il naître, souffrir et mourir ? » Mais pourquoi ?
Voilà des questions inévitables qui surviennent dans les durs moments de la vie, et surtout dans les phases transitoires entre la vie matérielle et la vie spirituelle.
En effet, à une certaine étape de sa vie, de son développement, tout homme en arrive à ressentir un vide au fond de lui. Il se demande si la vie vaut la peine d’être vécue ; si elle consiste seulement à quitter son lit chaque matin, se démener, se fatiguer pour chercher de quoi subsister, de quoi se nourrir et le soir, revenir dormir pour se refaire des forces ; puis se marier, avoir des enfants, travailler à les nourrir, les instruire, les préparer à la même vie monotone, et un jour mourir. La vie se résumerait-elle à cela ?
Ces questions amènent l’homme, quand il est prêt, à chercher le sens véritable qui se cache derrière cette apparente absurdité. Il fouille, il cherche partout dans son quotidien, et il finit par découvrir que le vrai sens de la vie se cache dans la compréhension véritable du mythe de la création de l’homme que nous lisons dans le premier chapitre du Livre de la Genèse, précisément aux versets 27 et 28 :
« Dieu créa l’homme à son image ;
A sa ressemblance Il le créa.
Homme et femme Il le créa.
Dieu les bénit et leur dit : Soyez féconds, multipliez, emplissez la terre et soumettez-la… »
Pour pénétrer ce récit, considérons l’arbre, un arbre fruitier en l’occurrence. Du bas vers le haut, il comprend : les racines, le tronc avec ses branches, les feuilles et, par saison, les fleurs qui donnent des fruits.
De tous ces éléments, les fruits sont les derniers à se mettre en place dans le processus de développement de l’arbre (tout comme l’homme est le dernier élément de la création). Et pourtant, ils sont les seuls dont on puisse dire qu’ils sont à l’image et à la ressemblance de l’arbre. En effet, le fruit contient généralement un noyau ou des graines. Et ce noyau, c’est un nouvel arbre, sous une forme éthérique.
Une mangue par exemple contient un noyau et ce noyau est un manguier en puissance. Elle peut donc être définie comme un manguier en devenir. Elle n’est pas encore un manguier visible dans le plan physique, mais en elle se trouve résumé un arbre entier et inscrit le nombre de fruits que ce futur arbre pourra produire. Seulement, entre l’état de fruit et l’état d’arbre, il faut que la mangue passe par un très long processus. Celui-ci commence par la chute.
La mangue mûre doit tomber du paradis de l’arbre. Sur l’arbre, elle jouissait sans effort de tous les biens, de toutes les richesses contenues dans l’arbre, son “père-mère”, et qui lui parvenaient sous forme de sève et de jus. Dans ce paradis, tout était à sa disposition. Mais la raison d’être de la mangue n’étant point de rester éternellement dans ce paradis, vient alors l’heure de la chute prévue dans son plan divin. Elle quitte l’arbre et se trouve pour un instant soumise aux lois de la pesanteur. Elle descend donc sur la terre, remplie de cette vie qu’elle a reçue de son “père-mère”, l’arbre. Elle est ensuite dépouillée de tout son jus qui en faisait un fruit admirable, objet de désir. De là, elle perd toute vie, prend l’apparence d’un fruit pourri.
Puis elle entre sous terre, d’où elle ressortira quelques jours plus tard sous la forme d’un bourgeon très faible. Celui-ci, au fil des jours, des semaines, des mois et des années, se renforcera au contact des vents, des pluies, des érosions, et finira par devenir un grand arbre dont les fleurs annonceront des fruits. Ainsi, l’ancienne mangue devient un manguier à la ressemblance du manguier son “père-mère”. Créée au départ à l’image et à la ressemblance de l’arbre, elle est devenue elle-même arbre, en mesure de se multiplier.
Ainsi en est-il de l’homme.
L’homme, un Noyau divin destiné à devenir Arbre-Dieu, est Dieu.
L’homme, c’est la mangue issue du manguier qu’est Dieu. L’homme, c’est la semence divine qui, sous forme de fruit, non seulement se donne en nourriture, mais encore et surtout, est appelée à devenir manguier, c’est-à-dire Dieu, comme son Père dont elle est issue.
L’homme est le noyau divin dont l’unique raison d’être est de devenir Dieu, à l’exemple de Celui-là dont il procède. Référez-vous par exemple aux propos de Jésus dans l’évangile de Jean, chapitre 10 versets 34-38 : « Jésus leur répondit : N’est-il pas écrit dans votre loi : j’ai dit : vous êtes des dieux ? Si elle a appelé dieux ceux à qui la parole de Dieu a été adressée, et si l’Ecriture ne peut être anéantie, celui que le Père a sanctifié et envoyé dans le monde, vous lui dites : tu blasphèmes ! Et cela parce que j’ai dit : je suis le Fils de Dieu. Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, ne me croyez pas. Mais si je les fais, quand même, vous ne me croiriez point, croyez à ces œuvres, afin que vous sachiez et reconnaissiez que le Père est en moi et que je suis dans le Père. » ou au psaume 82, verset 6 : « J’avais dit : vous êtes des dieux, vous êtes tous des fils du Très-Haut. »
La Divinité est donc notre essence et notre Raison d’être. Nous accomplir comme Arbre, à l’image de l’Arbre-Dieu dont nous sommes issus, voilà notre véritable raison d’être.
Involution et évolution : les deux phases de l’accomplissement de l’Homme-Dieu
Mais tous les hommes ne sont pas à un même niveau de ce long processus. Il y en a qui sont en chute libre vers la terre. Ils quittent à peine le paradis originel. Ils sont au commencement de ce processus fait d’involution puis d’évolution. L’involution qui débute par la chute s’achève à la germination. Et l’évolution va de la germination à l’état d’arbre accompli qui produit des fruits. Ils vont mourir, ressusciter et grandir. D’autres sont à l’étape de la germination, alors qu’il y en a qui sont déjà de jeunes arbres en proie aux intempéries. Certains encore ont vaincu toutes les difficultés de la vie et attendent la floraison, et d’autres enfin fructifient et offrent déjà leurs fruits en nourriture.
Ainsi comprise, la chute de l’homme n’est plus quelque chose d’anormal. Elle cesse d’être un péché qui condamne l’homme à la perdition. Plutôt, elle est le début d’un processus qui conduit l’homme à sa divinisation, après l’avoir fait passer par la mort et la résurrection. Les difficultés de la vie, de même que les démons qui, tels des vers dans un fruit, lui font perdre la vie qu’il a reçue du Père, l’Arbre, sont des phénomènes prévus dans le plan divin de sa réalisation.
Oui, l’homme, chaque homme devrait prendre conscience d’une telle vérité, et focaliser toute son attention, toutes ses énergies, sur la réalisation du but final.
Au regard de cette compréhension du “Croissez et multipliez”, il devient clair, voire évident que l’autre explication est erronée, qui établit comme mission première de l’homme sur la terre la procréation.
Le vrai sens du “Croissez et multipliez” : Devenez des arbres qui donnent des fruits spirituels.
“Croissez et multipliez” ne signifie nullement “Procréez autant que vous le pouvez”. Non !
En vérité, ne croît et ne se multiplie que ce qui est de la nature d’une graine. Car c’est la graine seule qui, une fois en terre, change de forme et devient arbuste puis arbre capable de fructifier. L’homme est esprit, comme nous l’avons montré ci-dessus, et non un corps qui est poussière et qui ne vit que de la vie en lui exprimée par l’être spirituel qu’il abrite. Oui, l’homme est esprit, et telle une graine, a pour destin de produire des fruits de même nature que lui, des fruits spirituels, à ne pas confondre avec les enfants physiques.
En effet, c’est une erreur, hélas généralisée, de penser qu’on est le père ou la mère d’un enfant. Un enfant, comme tout homme, est un esprit, une âme qui descend sur la terre afin de s’accomplir. Or, pour vivre sur la terre, pour exister sur la terre, il faut habiter une maison. Et chacun se construit sa maison, son corps physique, avec des matériaux qu’il achète à des gens qui l’ont précédé sur la terre. Ceux-ci lui donnent un abri, le temps qu’il commence l’édification de sa demeure. Et quand celle-ci devient habitable, il quitte ses hôtes, s’installe dans sa maison encore inachevée et poursuit son œuvre de maçon. Ainsi l’enfant, après un séjour long en moyenne de neuf mois, doit quitter la maison hôte de la mère pour habiter le corps physique dont il a commencé l’édification.
C’est dire donc que l’enfant qui naît n’est pas créé par son père et sa mère physiques. Ceux-ci n’ont fait que l’aider à se faire chair. Pour s’incarner, toute âme a besoin de matériaux et s’installe d’abord auprès de ceux qui sont susceptibles de les lui vendre, de les lui fournir, c’est-à-dire ses parents.
Le statut des géniteurs : des parents adoptifs
Tout homme qui naît est un esprit fait chair. Il existait avant de s’incarner pour une mission donnée. Il a son propre programme de vie. Et le premier devoir de ses parents charnels, c’est de respecter ce programme, de laisser à l’enfant le soin de découvrir son propre chemin, tout en lui enseignant les principes fondamentaux de la vie, et en l’encadrant.
Lorsque Jésus enseigne : « N’appelez personne père sur cette terre, car vous n’avez qu’un seul Père, le Père céleste », il s’inscrit dans cet ordre d’idée que tout homme est fils de Dieu ; tout homme est esprit dans la chair. Les parents charnels, ceux-là par qui il accède à la vie sur terre, ne sont pas ses parents véritables. Du moins ils sont pour lui des parents adoptifs. Il faut donc que tout parent « adoptif » garde à l’esprit que l’enfant qu’il a engendré n’est pas à lui mais à Dieu. Il n’a aucun droit sur sa vie, ne doit rien lui imposer, qui l’arrache à son programme fondamental de vie qui varie d’un individu à un autre, mais juste le canaliser.
Une preuve de cette affirmation, c’est l’observation que des enfants naissent qui, de tout point de vue, ont un niveau de conscience largement au-dessus de celui de leurs parents. Des enfants naissent, qui sont, de toute évidence, plus sages que leurs parents charnels. D’où leur vient donc cette sagesse qu’ils n’ont pas pu hériter de ces parents, puisque ceux-ci ne la manifestent pas eux-mêmes ? Ils sont venus avec, ils sont nés avec ; c’était enregistré en eux. Car cette sagesse est un trésor qu’ils ont réussi à se faire dans les cieux, un trésor qui ne les a pas quittés au moment de leur précédente désincarnation.
En résumé, l’Homme est Germe Divin fait pour devenir Arbre Divin, Dieu.
En somme, il faut retenir comme vérité absolue et salvatrice que l’homme est un fils de Dieu, un esprit-âme sorti de Dieu, son Père. L’homme est fils de Dieu, c’est-à-dire une graine sortie de l’Arbre-Dieu. Et en tant que tel, sa raison d’être, le sens de sa vie, l’unique raison de son existence, c’est de passer de l’état de graine à l’état d’arbre, en passant par chacune des étapes de la divinisation. L’homme n’a de raison de vivre que d’œuvrer à s’accomplir, c’est-à-dire à devenir Dieu. L’homme est Dieu en puissance qui, au terme de ses réincarnations, doit devenir Dieu en acte. Voilà le sens de notre présence sur la terre.
Soyez heureux en devenant libre

Le fruit qui tombe de l’arbre a été coupé des liens directs qui l’unissaient à l’arbre. Il ne reçoit donc plus rien de l’arbre. Il n’en reçoit plus aucune énergie. Or, de l’énergie, il lui en faut beaucoup pour faire le long chemin qui l’attend et qui va le conduire de la chute à sa réalisation en tant qu’arbre. Où donc la trouver, cette force dont il a besoin ? La réponse est : en lui-même.
Ainsi, l’homme, pour se réaliser Dieu, aura besoin de beaucoup d’énergie, de beaucoup de force contenue à l’intérieur de lui-même, et qu’il devra travailler dur à libérer.
Il faut savoir que cette énergie est en général emprisonnée par les différentes peurs, les colères, les jalousies, les rancœurs, la culpabilité. Et toute victoire obtenue sur l’un quelconque de ces sentiments négatifs est un générateur d’énergie, ou plutôt un libérateur d’énergie. Et plus il y aura de victoires, plus l’homme victorieux sera heureux, rayonnant, plus il fera le bonheur des gens autour de lui ; plus il sèmera le bien et plus il récoltera le bien.
Imaginez par exemple un homme qui parvient à ne plus ressentir de la colère, à éliminer le poison contenu dans le sentiment de colère. Cet homme planera du coup au-dessus des sentiments de rancœur, de vengeance, de haine, etc. Celui qui ne connaît pas de colère ne se battra jamais contre personne, il n’insultera jamais personne, ne maudira point. Autrement dit, la victoire obtenue sur la colère entraîne un comportement plus convivial, plus sociable, plus affable.
J’imagine d’aucuns en train de se convaincre qu’il ne saurait exister d’homme qui ne s’énerve pas. Ceux-là, pour se justifier, iront jusqu’à citer en exemple Jésus qui, sous l’effet de la colère, a chassé les marchands du temple à coups de fouet. Oui, beaucoup ont l’intime conviction que la colère est intrinsèque à l’homme, qu’elle est une fatalité. Moi, j’affirme que ces gens se trompent. En effet, en observant les gens autour de vous, vous constaterez que le degré d’inclination à la colère varie d’un individu à un autre. Il y en a qui se fâchent pour un rien, il y en a qui ne se fâchent presque jamais. Eh bien oui ! On peut donc affirmer par déduction qu’il y en a qui ne se fâchent jamais.
Il vous est possible, je vous l’affirme, de ne plus vous fâcher contre personne. C’est même quelque chose de très facile, dans la mesure où il dépend de chacun, et non des autres, de se mettre en colère ou de ne pas se mettre en colère.
Vous pouvez tout aussi bien, en faisant le miracle d’une seule chose, vaincre la jalousie, la peur, tous sentiments négatifs où vous êtes en prison : changer de regard.
Le bonheur d’un Homme dépend de son regard

L’importance du regard
Tout dépend du regard porté sur soi-même, sur les êtres ou sur les choses. Je me joins à Epictète et à d’autres penseurs pour dire : « Ce qui trouble les hommes, ce ne sont pas les choses, mais les jugements qu’ils portent sur ces choses. Ainsi, la mort n’est rien de redoutable, puisque, même à Socrate, elle n’a point paru telle. Mais le jugement que nous portons sur la mort en la déclarant redoutable, c’est là ce qui est redoutable. Lorsque donc nous sommes bouleversés, troublés, chagrinés, ne nous en prenons jamais à un autre mais à nous-mêmes, c’est-à-dire à nos jugements propres. Accuser les autres de ses malheurs est le fait d’un ignorant ; s’en prendre à soi-même est d’un homme qui commence à s’instruire ; n’en accuser ni un autre, ni soi-même est d’un homme parfaitement instruit. » (Extrait du Manuel d’Epictète).
Oui, tout dépend de nos jugements, de notre regard porté sur les choses, sur nous-mêmes et sur les autres.
Il y a bientôt quinze ans, jeune homme fougueux que j’étais, j’ai adressé une lettre de démission au curé de ma paroisse, dans laquelle j’ai exposé avec force et conviction les raisons de ma décision de partir : mes camarades choristes étaient tellement mesquins, malhonnêtes, prompts à porter des coups bas, et pire, réfractaires au progrès.
Je m’en souviens toujours et n’oublierai jamais la réponse du curé qui a accompli le miracle de changer mon regard : « Tu veux démissionner pour des raisons peut-être pertinentes. Mais vas-tu démissionner parce que les choses vont mal ? Quand tu seras marié, changeras-tu de femme chaque fois que ta femme te paraîtra « mauvaise » ? Réfléchis bien, réponds à cette question et ensuite, prends ta décision. »
Dans le même temps, j’ai eu la chance de connaître cette vérité : Tout dépend de mes jugements. Et vous n’imaginez pas la suite : cette chorale d’église remplie de « méchantes personnes » est devenue pour moi un miroir. Et grâce à ce miroir, je pouvais me mirer, voir mes propres pensées qui m’empêchaient de vivre heureux, mes faux jugements qui m’empoisonnaient la vie dans la chorale. Du coup, ma vie a changé. Ces personnes en qui je voyais des ennemis, des êtres à fuir, sont devenues pour moi de précieuses gens qui m’offraient des chances de me connaître et de changer mon enfer en paradis. Ma joie de vivre recouvrée s’est communiquée à tous, et mes rapports aux autres se sont vus transformés ; tout cela grâce à mon changement de regard.
7 façons de voir qui vont changer votre vie
1.- Celui qui voit en son frère qui l’offense un ennemi à abattre se ferme les portes du progrès, la porte qui le mène à l’amour et au pardon. Il lui suffira de changer de regard, de voir à travers lui la main de Dieu qui veut lui apprendre à pardonner, un adversaire à lui envoyé pour qu’il développe sa force intérieure, ses muscles spirituels, pour que change son sentiment de haine en reconnaissance, en gratitude.
2.- Si jeté dans l’eau d’une piscine ou dans la mer, vous parvenez à échapper au pire, ne voyez pas en celui qui vous a poussé dans l’eau un ennemi qui veut votre mort : car dans ce cas, vous vous emporterez inutilement ; au contraire, voyez-le comme un bienfaiteur, car grâce à lui, vous prenez conscience que vous ne savez pas nager, que vous devez apprendre à nager pour ne plus risquer de mourir dans ces conditions.
3.- Il n’est point rare d’entendre les gens, voire de nous entendre dire : « Ces gens m’empoisonnent la vie. ». Désormais, changez de jugements. Dites-vous : Je m’empoisonne la vie par mes jugements. Changez de jugements, et tout changera.
4.- Quand on vous porte un coup dans le dos, au lieu de penser « Quel imbécile ose me frapper ? » et de vous mettre en colère par conséquent, dites-vous par exemple : « Pourquoi me porte-t-on un coup dans le dos ? Je sais que personne, s’il est bien portant, ne peut me frapper exprès ; même dans ce cas, il me donnerait l’occasion d’être plus fort et plus miséricordieux. » et vous ne ressentirez aucune colère, aucune haine. Au contraire.
Votre jugement est déterminant, en toute circonstance. Travaillez à l’avoir toujours juste, et vous baignerez sans trêve dans l’océan de joie et de bonheur où vous ne connaîtrez ni colère, ni chagrin, ni haine, ni sentiment de vengeance.
5.- A la question : « Pourquoi n’aimes-tu pas ce camarade de classe ? », vous répondriez sûrement : « Parce qu’il n’est pas gentil » ou « Parce qu’il est méchant. » Effectivement, quelque chose vous rebute chez lui et vous pousse à ne pas l’aimer.
Lorsque vous vous rendez compte que quelqu’un vous déteste ou vous manque de respect, souvenez-vous que, de même que vous n’aimez et ne respectez pas votre frère à cause de son comportement, à cause de quelque chose que vous n’appréciez pas chez lui, de même les autres ne vous aiment pas ou ne vous respectent pas à cause de vous-même, et non parce qu’ils sont mauvais ou irrespectueux. Entrez en vous humblement, découvrez et changez ce qui vous rend détestable aux yeux des autres.
6.- Lorsque vous êtes bon, les autres finissent toujours par être bons avec vous. Car vous récoltez en temps et en heure les fruits produits par les semences de bonté mises en terre. Si vous respectez, on vous respectera. Si vous souriez, on vous sourira. Pardonnez et vous serez pardonné. Mais si vous commettez l’erreur d’attendre la récolte tout de suite en exigeant que vous aime en retour celui à qui vous donnez de l’amour, alors, vous manquez de sagesse. Vous agissez comme celui qui sème aujourd’hui et veut récolter aujourd’hui. Il y a toujours un temps relativement long entre les semailles et la récolte : ne l’oubliez jamais.
7.- Si vous êtes offensé, considérez que vous avez dû commettre la même offense dans le passé, et que vos présents déboires sont le fruit, les conséquences de cette offense passée ; même si vous ne vous en souvenez pas. Mieux, considérez vos déboires comme des occasions que vous offre la vie de vous affermir en amour, en miséricorde, en force intérieure, comme des occasions pour mettre en terre maintenant les semences du paradis de demain. Portez ce genre de regard sur les évènements qui surviennent et vous vivrez heureux, maître de vous, en toutes circonstances. Vous vivrez toujours dans une paix profonde. Vous serez semblable à l’océan : il est calme en haute mer même si les vagues en périphérie font penser le contraire.
N’attendez rien de personne.
Les attentes détruisent.
Gontran, un jeune Béninois a perdu son père. Pendant qu’il préparait les obsèques, il se souvint que deux ans plus tôt, il était allé au secours de son ami Jean à qui il avait offert une enveloppe de deux cent mille francs, dans les mêmes circonstances. Maintenant que c’est son tour, il se dit, faisant ses calculs : « De Jean, je sais que je recevrai une enveloppe de deux cent mille francs au moins, comme il en a reçu de moi il y a deux ans. ». Et voilà Jean qui lui donne une enveloppe de vingt mille francs. Quelle déception ! Imaginez-le en train de penser : « Quel ingrat ! Quel imposteur ! Il s’est moqué de moi ! »
Supposons qu’il n’ait rien attendu de personne, et que Jean lui donne ces vingt mille francs : il serait content, n’est-ce pas ?
Pourquoi s’est-il fâché en recevant vingt mille francs ? Et pourquoi au contraire se réjouirait-il en recevant la même somme d’argent ?
La raison de la colère réside dans l’attente. Quand on attend beaucoup et qu’on reçoit peu, on est déçu inévitablement. Mais quelle joie, lorsqu’on reçoit alors qu’on n’attendait rien ! Peu importe la valeur ou la quantité du cadeau. Il produit toujours de la joie lorsqu’il n’est pas attendu.
N’attendez donc jamais rien, si vous ne voulez pas être déçu et perdre votre gaieté, votre joie de vivre. N’attendez pas d’être aimé ou respecté. N’attendez pas qu’on vous soit reconnaissant.
Quand vous donnez, faites-le sans attendre qu’on vous donne en retour. En attendant que l’autre vous donne en retour, vous le faites prisonnier de votre don, ce qui doit être scrupuleusement évité.
Ne vous faites jamais prisonnier de celui dont vous recevez, et ne faites personne prisonnier de ce que vous donnez.
Evitez aussi de devenir prisonnier de ce que vous recevez des autres.
Je me souviens d’un ami qui me confia un jour qu’il ne pouvait pas assister à la classe de chant suivante parce qu’il n’avait pas assez d’argent et ne pouvait pas offrir de biscuits à ses frères de la chorale. Ne pouvant pas supporter la honte de ne pas pouvoir donner à son tour, alors qu’il a toujours reçu quand c’était le tour des autres de fêter leur anniversaire, il a voulu se priver du plaisir de chanter ensemble, le but premier et fondamental de nos rencontres hebdomadaires.
Oui, ce frère et ami est devenu l’esclave de ce qu’il a reçu des autres, et ce n’est point normal. Si recevoir doit vous priver de votre liberté de donner ou de ne pas donner, alors ne recevez pas. Et si vous appréhendez que donner va rendre l’autre esclave de votre don, alors ne lui donnez pas non plus, ou notifiez-lui clairement le caractère désintéressé de votre don.
N’ayez pas d’attentes, si vous tenez à votre bonheur.
Je me joins encore une fois à Epictète pour dire ceci :
« Il y a des choses qui dépendent de nous, il y en a d’autres qui n’en dépendent pas. Ce qui dépend de nous, ce sont nos jugements, nos tendances, nos désirs, nos aversions : en un mot, toutes les œuvres qui nous appartiennent. Ce qui ne dépend pas de nous, c’est notre corps, c’est la richesse, la célébrité, le pouvoir ; en un mot, toutes les œuvres qui ne nous appartiennent pas. (…)
« Les choses qui dépendent de nous sont par nature libres, sans empêchement, sans entraves ; celles qui n’en dépendent pas, inconsistantes, serviles, capables d’être empêchées, étrangères.
« Souviens-toi donc que si tu crois libre ce qui, par nature est servile, et propre à toi ce qui t’est étranger, tu seras entravé, affligé, troublé, et tu t’en prendras aux Dieux et aux hommes. Mais si tu crois tien cela seul qui est tien, et étranger ce qui t’est en effet étranger, nul ne pourra jamais te contraindre, nul ne t’entravera, tu ne t’en prendras à personne, tu ne feras rien malgré toi ; nul ne te nuira ; tu n’auras pas d’ennemi, car tu ne souffriras rien de nuisible.
« Le Maître d’un homme, c’est celui qui a la puissance sur ce que veut ou ne veut pas cet homme, pour le lui donner ou le lui ôter. Que celui donc qui veut être libre n’ait ni attrait ni répulsion pour rien de ce qui dépend des autres ; sinon il sera fatalement malheureux. »
En d’autres termes, il ne faut rien attendre qui dépende d’autrui ; sinon vous serez troublé, déçu, choqué… Il ne faut non plus rien avoir en aversion, qui dépende d’autrui.
Si vous attendez qu’on vous respecte, qu’on vous aime, qu’on vous sourie, qu’on vous manifeste de la reconnaissance, qu’on vous honore, sachez que ce sont là des choses qui dépendent d’autrui ; et si votre paix et votre bonheur dépendent de ce que fait ou ne fait point autrui, alors, vous serez malheureux.
Vous ne pouvez pas empêcher l’autre d’agir à sa guise. Vous ne pouvez pas empêcher l’autre de penser de vous que vous êtes un imbécile, ou de vous haïr, de « salir votre réputation ». Vous n’y pouvez rien. Alors, il serait sot de faire dépendre de lui votre bonheur et votre paix du cœur.
Faites-le dépendre plutôt de tout ce qui dépend de vous et sur quoi vous avez tout pouvoir : votre regard sur vous-même, sur les êtres et les choses ; votre jugement.
Rectifiez votre jugement, purifiez votre regard, voyez au-delà du physique et de l’apparence, et vous serez heureux.
Une seule Loi : Semez; vous récolterez

L’unique Loi de la vie : Sème et tu récolteras.
Il n’y a qu’une seule loi qui règne sur la vie : la Loi des Semences et des Récoltes.
Cette Loi cosmique, Moïse l’a révélée aux enfants d’Israël sous forme d’interdits ou d’obligations : « Ne sème pas du mauvais grain, et tu ne récolteras pas du mauvais grain. » Voilà une phrase qui résume bien l’Ancienne Alliance.
Mais la loi telle que libellée, n’est pas accomplie. Et Jésus s’est donné comme tâche de l’accomplir, raison pour laquelle, sans abolir la Loi établie par Moïse, il dit : « Ne sème pas de mauvais grains si tu ne veux pas récolter de mauvais grains. Mais ne sois pas non plus oisif, sème au contraire de bons grains, et tu récolteras de bons grains. ».
Ne sème pas le mal mais le bien.
« Ne juge pas, et tu ne seras pas jugé. Si tu te sers de glaive, (a-t-il-dit à Pierre) on se servira de glaive contre toi. Par contre, aime Dieu et aime ton prochain comme toi-même ; pardonne à ceux qui t’offensent, aime tes ennemis. »
En résumé, semez toujours ce qui est bien, rien que ce qui est bien et vous récolterez ce qui est bien demain, vous aurez la vie éternelle.
Ne perdez jamais de vue que l’on récolte ce qu’on a semé : toujours. On récolte aujourd’hui ce qu’on a semé hier, mais on récoltera demain ce qu’on sème aujourd’hui. Si vous récoltez aujourd’hui le mal, alors dites-vous que vous avez dû en mettre la semence en terre par le passé, un passé oublié mais qui vous rattrape aujourd’hui. Par contre, si vous voulez jouir demain de bons grains, du bonheur, de la paix, alors mettez-en les grains en terre aujourd’hui, puis attendez que sonne l’heure de la récolte ; ne perdez surtout pas de vue qu’entre le temps des semailles et l’heure de la récolte, se trouvera toujours un long moment qui varie en fonction des semences. On ne récolte pas le jour même où l’on a semé. On ne récolte pas non plus quand on n’a pas semé. Et quand, à l’heure des semailles, on est resté oisif, ou l’on meurt de faim à l’heure de la récolte, ou l’on devient un voleur qui vit aux dépens des autres qui ont travaillé dur.
Vous, semez de bons grains pour ne pas mourir de faim, ni devenir voleur et vous retrouver inévitablement en prison. Ce que vous aimez qu’on vous fasse, voilà le bien auquel vous aspirez en toute légitimité. Alors, faites-le d’abord aux autres, même à vos ennemis. Car ce faisant, vous semez, et la Loi veut que vous récoltiez. Saisissez toutes les occasions pour semer le bien, et vous récolterez le bien le moment venu.
Le discernement comme garde-fou de la loi des semences et des récoltes
Attention ! La nature prévoit des limites au bien. Il faut user toujours de discernement, lorsqu’on veut faire le bien, pour ne pas aller au-delà des limites prévues par Dieu lui-même.
Une mère qui satisfait les caprices de son enfant, en lui donnant tout ce qu’il réclame, met en terre les semences d’un futur bandit dont elle sera elle-même la première victime. Il s’impose à la mère le devoir de dissocier ce qui relève chez son enfant du simple désir ou du besoin, et de s’en arrêter à la satisfaction des besoins. Sinon, elle se mordra les doigts tôt ou tard. De même, aider son prochain est en soi une bonne chose. Mais lorsque l’aide doit priver l’être aidé des occasions que la vie lui offre de mûrir en passant par un peu de difficulté, un peu de souffrance, alors elle devient nocive. En résumé, le bien n’est bien que s’il se conforme aux limites à lui prévues par la Nature et qui sont saisissables par la raison. De même, un apparent mal est souvent un bien caché, dans la mesure où il tient une grande part dans la maturation et la fortification de l’homme qui doit devenir Dieu.
Comment semer les graines du bonheur sur sa terre intérieure.
Autre chose à savoir. De même que la plante dispose du pistil (organe femelle de reproduction) et de l’étamine (organe mâle de reproduction), qui travaillent ensemble à sa reproduction, de même l’homme, arbre spirituel, dispose de la pensée (organe reproducteur masculin) et du sentiment (organe reproducteur féminin).
Pour produire un fruit, l’homme doit d’abord former une pensée sous forme d’image ; il doit ensuite ressentir cette pensée, cette image-pensée, comme vraie, comme réelle et s’en réjouir. Se réjouir, en effet, de ce que la pensée émise est déjà une réalité, c’est comme féconder l’ovule du spermatozoïde : cela produit l’œuf ou la semence qui, recueilli par l’utérus, prend le temps de se développer. Ainsi en est-il de la graine engendrée par la pensée et le sentiment de l’homme. Cette graine tombe dans le subconscient, l’utérus, la terre au sein de laquelle elle se développe pour enfin devenir un enfant.
Tout projet dans la vie, spirituelle ou physique, est une graine que l’on doit envoyer à la terre, notre subconscient, où il prend le temps de se réaliser. Si par exemple je veux me réaliser un homme empli de miséricorde, je m’imaginerai au centre de toute sorte d’offenses, d’où j’envoie le pardon à mes offenseurs, mes ennemis ; j’imagine que grâce à eux je suis devenu fort, et je m’en réjouis. Et cette idée, j’en fais ensuite une formule que j’écris et répète pendant un certain temps. Ce faisant, je l’introduis dans ma terre intérieure où elle poursuivra son développement. Mais je dois veiller à ce qu’elle ne manque pas d’eau, ni ne soit envahie par de mauvaises herbes. Je dois veiller sur la jeune plante jusqu’à ce qu’elle devienne un arbre hors d’atteinte.
Vous aussi, utilisez les atouts dont vous disposez : la pensée, le sentiment et le subconscient, pour mettre en terre aujourd’hui les semences d’un avenir prospère, un avenir de paix et de bonheur. Semez les graines de la divinité. Donnez-vous le temps de faire s’épanouir votre jardin intérieur. Consacrez-y beaucoup de temps, vous ne le regretterez pas.
Evitez d’agir en ignorant et d’ensemencer votre champ de ronces et d’épines. Soyez toujours positif, plein de reconnaissance pour tous les biens dont le Ciel vous a enrichi. Oui, vous avez des biens inestimables que vous n’accepterez sûrement pas d’échanger contre des milliards d’Euros ou de Dollars : les yeux, les oreilles et les pieds par exemple. Vous voyez, et d’autres pas ; vous marchez, d’autres pas ; vous entendez, d’autres pas. Vous jouissez d’une très bonne santé, d’autres sont terrassés depuis des années par des maladies. Vous avez d’innombrables raisons de dire merci au Ciel : faites-le.
Ne vous plaignez pas, car ce faisant, vous faites preuve d’ingratitude ; et la Nature finira par vous arracher ce dont vous avez manqué d’être reconnaissant.
Evitez des sentences telles que : « Je suis malheureux », « Je suis maudit », « Rien ne me réussit », « Je suis damné », « Je suis malchanceux », « Je suis pécheur », « Je suis mauvais », etc. Ce sont là des ronces dont il faut soigneusement préserver votre jardin intérieur.
Au contraire, répétez sans cesse des sentences telles que : « La vie est belle, dans le Père ! » « Je suis lumière, né de la Lumière-Dieu, et me manifeste comme mon Père ! » « Je suis un fils bien-aimé de Dieu ! » « Je veux être parfait comme le Père Céleste est parfait » « Je pardonne toujours à ceux qui m’offensent ! » « Les ennemis sont des bénédictions ! » « Je suis un homme heureux, comblé par la Nature ! »
Ce sont là des graines qui, une fois dans votre subconscient, vous font naître à la vie de lumière, la Vie éternelle. Oui, vous serez né de nouveau et la Vie éternelle deviendra votre réalité d’éternité.
Conclusion : Devenez 10.000.000

Comme je l’ai dit au commencement, ce sont là des vérités cosmiques éternelles dont la connaissance, la mise en pratique vous fait renaître et donne un sens à votre vie. Vous en avez hérité en lisant les pages ci-dessus. Ce sont comme des talents qui attendent d’être multipliés. Mettez-vous au travail, et un jour vous cesserez d’être des zéros sans valeur parce que placés avant 1 ; au contraire, tous les zéros en vous recouvreront leur valeur, parce que placés après 1, sans une virgule qui les en sépare, et vous serez « dix millions » (10.000.000), c’est-à-dire toute-richesse. Vous serez un homme accompli, une graine divine devenue Arbre-Dieu.
Si, en lisant cet article, vous reconnaissez avoir appris la clé du bonheur, ne la gardez pas pour vous seul(e). Partagez ce précieux cadeau avec vos proches. Et n’hésitez pas à vous abonner.
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2 replies on “Le Sens de la vie de l’Homme”
[…] Nul n’a le droit de se comparer aux autres. Chacun est lui et devra, un jour ou l’autre, rendre compte de ce qu’il a reçu, et surtout de ce qu’il en aura fait. Dieu, Qui a fait la répartition en toute connaissance de cause, sait ce qu’Il a donné à chacun. (Lisez également Le sens de la Vie qui vous fera du bien) […]
[…] Ils nous remirent nos SIM, et nous reprîmes nos routes. Nous marchâmes, le pas alerte mais tremblants, jusqu’à sortir de la zone du danger. Puis, deux taxis-motos nous déposèrent à Agla où habitait encore Laetitia. Et arrivée aux feux tricolores après le stade de l’Amitié, elle put lire sur une pancarte, au carrefour : « Pas un seul de tes cheveux ne sera touché ». Et elle éclata en sanglots. Elle réalisa qu’elle venait d’échapper au danger d’une grossesse post-viol et du SIDA. Nous avons rendu grâce pour les merveilles de Dieu dans notre vie de chaque instant. (Découvrez le sens de la vie de l’homme!) […]