Un droit d’auteur ou le bien de tous?

Vie spirituelle
La Puissance du Verbe contre 1 droit d'auteur
SOMMAIRE

Ai-je le droit ou non de reprendre « Si j’étais saint Seigneur » avec des paroles autres que celles de l’auteur ? suivez mes explications ici.

1 Problème de droit d’auteur ?

Une question de droit d'auteur contre le bien de tous.
Une question de droit d’auteur

Bonjour à tous.

Hier, j’ai rendu public un morceau que j’ai intitulé « Père, Tu m’as fait à ton image ». Je l’ai fait accompagner d’un message qui a fait l’objet d’une grande polémique. Je me vois alors dans l’obligation d’apporter un complément d’information afin de calmer les esprits et les ardeurs. Mais avant, permettez que je vous fasse un petit point de la situation.

D’aucuns pensent qu’avant d’oser composer un chant en me servant d’une musique existante et bien connue, je devais d’abord requérir l’accord de l’auteur du chant originel, l’abbé Louis HONDOCODO en l’occurrence. Pour eux, sans l’avoir requis, je n’ai aucun droit de me servir de sa musique pour composer un autre chant.

Les autres se demandent et cherchent à savoir ce que je peux reprocher à d’aussi belles paroles d’un aussi beau chant. Pour ces derniers, ces paroles, que j’ai osé taxer de nocives, ne font que célébrer la petitesse de l’homme face à la grandeur de Dieu, son Créateur. Et donc, on ne saurait reprocher à un compositeur de faire montre d’humilité dans son chant.

A ce propos, je me souviens d’un professeur qui, à l’université, nous disait souvent en guise de reproche : « Vous n’avez pas lu le texte ». Une façon de nous dire : Si vous l’aviez lu, si vous l’aviez bien lu, vous ne m’auriez pas produit une telle copie. Je précise que j’étais étudiant en Lettres modernes où nous étions soumis régulièrement à des commentaires de textes, à des épreuves de dissertation, à des exposés sur des sujets embrassant plusieurs œuvres.

Je me permets de dire à mes chers amis : « Vous n’avez pas lu le texte dont j’ai fait cas. Si vous l’aviez fait, je crois qu’il n’y aurait point sujet à discussion. » Et ça, je vous le montrerai plus loin. Mais en attendant, je vais d’abord répondre à la préoccupation de ceux qui me reprochent de n’avoir pas requis la permission de l’auteur.

« Si j’étais saint Seigneur était, jusqu’en 1992, un chant oralement appris par très peu de séminaristes dont je faisais partie. Sauf erreur de ma part, personne ne l’avait écrit à quatre voix mixtes avant moi en 1992.

Je suis donc celui qui, pour la première fois, a écrit ce chant à 4 voix. Et c’est encore la recréation de ce morceau à 4 voix, sous une forme écrite, qui en a fait un volatile, en mesure de passer les frontières et d’aller aux quatre coins du monde. En un mot, comme vous le savez sûrement, les paroles s’envolent, mais les écrits restent. Et pour ce qui concerne les chants, c’est leur caractère écrit qui leur donne des ailes et les rend aptes à être exécutés un peu partout. Surtout quand nous considérons qu’il n’y en a eu aucune production en studio. En tout cas je n’en ai rien appris, à ce jour.

J’affirme donc, avec humilité et sans modestie, que j’ai participé de la propagation de « Si j’étais saint Seigneur ». Bien sûr, l’avoir mis par écrit et à 4 voix mixtes lui a donné plus de visibilité et a facilité sa propagation.

Il y a quelques années encore (22 ans environ), j’en étais fier. J’étais heureux d’avoir été celui qui a harmonisé ce beau chant. Et vraiment, je le trouve beau. Mais aujourd’hui, je me mords les doigts de n’avoir pas « lu les paroles du chant » avant de m’atteler à une telle œuvre. Je me suis donc reproché, et continue encore de le faire, ce que je vous disais plus haut : de n’avoir pas lu le texte.

1 pensée positive en lieu et place d’une pensée négative.

Je vous invite à vous mettre dans la peau de celui qui tient le discours : « Si j’étais saint, Seigneur, mon silence dirait ton amour à mes frères. Or me voici pécheur. Annonçant ton amour, personne ne me suit. Car ce que je suis parle plus haut toujours que tout ce que je dis ».

Si vous savez en effet que votre nature pécheresse empêche les gens de vous suivre, quoi que vous fassiez, quoi que vous leur disiez, pourquoi donc aller perdre votre énergie à parler, à prêcher à des gens dont vous êtes d’avance sûr qu’ils ne vous écouteront pas ? Pourquoi alors perdre votre temps et votre énergie ? Ne serait-ce pas plus sage d’en user à des fins profitables ?

Mieux, imaginez un parent qui enseigne des choses à son enfant, tout en étant lui-même sûr, convaincu que l’enfant ne fera pas ce qu’il dit. Ne se considère-t-il pas, à vos yeux, comme un perdant ? Évidemment. Alors, encourageriez-vous quelqu’un qui se considère dare-dare comme perdant à continuer sur cette mauvaise voie ? Ne lui montreriez-vous pas à quel point un esprit perdant est condamné à échouer dans tout ce qu’il entreprend ?

Pensez-vous qu’on doive aller en guerre, si l’on est sûr d’avance de la perdre ? Je crois que non. Et si vous êtes convaincu qu’en annonçant l’amour de Dieu à vos frères, aucun d’eux ne vous suivra, alors ça ne vaut pas la peine de perdre votre temps et votre énergie à le faire, quand bien même ce serait à cause de votre « nature pécheresse ». (Encore qu’il n’existe point de nature pécheresse. Là est un autre point qui fera sûrement polémique).

Si, enseignant, vous réalisez que vos élèves (même pas un) ne comprennent pas votre cours, qu’ils ne vous suivent pas, ne lésinez pas à changer de profession. Vous vous êtes trompé de profession. Vous seriez plus utile ailleurs. Rendez utiles à quelque chose votre temps et votre énergie.

Mes chers amis, on ne doit pas s’engager dans un combat qu’on est certain de perdre. Mais il y a une autre chose sur laquelle je dois attirer l’attention. Il s’agit de la puissance créatrice du verbe.

User de la puissance du verbe pour créer rien que du bien

Ce que nous pensons, croyons et affirmons de toute notre force va se réaliser tôt ou tard. Si nous pensons et affirmons que nous sommes nuls, nous demeurerons nuls. La meilleure manière de sortir de notre nullité du moment, ce n’est nullement de la nourrir de nos pensées, de notre foi ou de nos paroles.

Au contraire, la Sagesse et l’Intelligence divines nous recommandent de détourner notre attention de notre état déplorable du moment, et de ne la porter que sur l’état auquel nous aspirons. Nous voulons être brillants, par exemple, nous devons oublier que nous sommes nuls aujourd’hui, et surtout nous concentrer sur la réussite et le rayonnement auxquels nous aspirons.

Si nous mentons aujourd’hui et aspirons à être des hommes vrais et sincères, ce n’est guère sur nos mensonges déplorables que nous devons nous pencher, mais c’est l’homme droit auquel nous aspirons que nous devons nourrir de nos pensées, foi et paroles. Le contraire nous enlisera davantage dans le mensonge que nous abhorrons.

Nous déclarer pécheur en le répétant sans cesse, loin d’être une marque d’humilité, est la meilleure façon de nous enliser davantage dans le péché. Raison pour laquelle, dans plusieurs articles que j’ai écrits précédemment, et même dans mon livre « Sur le Chemin de la Vie », j’ai démontré que la prière de l’Ave Maria est très nocive à l’être spirituel que nous sommes, chacun.

Je n’aime plus mettre les pieds à l’église. La dernière fois que je l’ai fait remonte à près d’une quinzaine d’années. C’était à Abomey, à l’anniversaire de mariage d’un grand ami. Quand, au début de la messe, j’ai entendu le prêtre dire aux fidèles : « Reconnaissons humblement que nous sommes pécheurs », je suis sorti de l’église, derechef. Et la question que je m’étais posée fut : « Comment ai-je pu être aussi aveugle pendant tout ce temps ? »

Puis, je me suis réjoui d’avoir été renvoyé du séminaire. Car mes yeux n’auraient peut-être pas été ouverts, si j’étais devenu prêtre et devrais conduire mes ouailles sur ce mauvais chemin. (Je ferme cette parenthèse).

Retenons que la meilleure manière d’aider un enfant à se libérer de ses défauts n’est point de l’insulter sans cesse, ni de l’humilier en parlant en public de ses insuffisances. La meilleure manière recommandée est de le penser tel qu’on souhaite. Si je veux qu’il devienne consciencieux au travail, je m’évertuerai à le créer consciencieux, par ma pensée, à y croire et à l’affirmer par la parole. Cet enfant n’est pas consciencieux dans le plan physique pour l’instant. Mais étant donné que je l’ai fait tel dans le plan spirituel, je sais que tôt ou tard, ma pensée sera une réalité palpable dans le plan physique. Mon enfant sera consciencieux au travail.

Par cette façon de faire, j’ai aidé à sortir plusieurs enfants de l’ornière où les agissements de parents ignorants (ce terme n’a ici aucune connotation d’injure) les maintenaient prisonniers. Même des adultes s’en sont sortis, grâce à ce procédé magique.

Je vais vous citer l’exemple d’un ami qui a fini par me dire un jour : « Grégoire, quand tu me disais sans cesse que je suis quelqu’un de bien, j’en doutais. Mais tu insistes tellement que cela a commencé à me transformer. Je sais aujourd’hui que je suis quelqu’un de bien. Et c’est grâce à toi que cela s’est produit. » (Lire aussi : Votre puissance est dans votre pensée)

1 seul but : Libérer l’homme du péché, lui faire recouvrer sa nature de Temple de Dieu

Sacrifice du droit d'auteur pour le lever du soleil.
Le Soleil se lève sur les nations du monde entier.

Croyez-moi, je n’ai pas écrit ce texte contre l’abbé Louis HONDOCODO dont je suis un ami. C’est d’ailleurs de lui que j’ai reçu les premiers cours de solfège en classe de 5ème. Je lui dois d’être devenu le musicien que je suis aujourd’hui. Et je saisis l’occasion pour lui rendre hommage.

J’ai réécrit son chant dans le but de corriger une erreur que j’estime sincèrement avoir commise. Ce n’est pas dirigé contre sa personne, et il le sait. Et je suis sûr qu’il a vu lui-même la pertinence de mes dires. (A lui-même j’ai aussi envoyé ce que vous avez reçu, la musique et le texte qui l’a accompagnée).

Le But que je poursuis, dans tout ce que je fais, c’est de contribuer à éclairer les zones sombres où beaucoup d’hommes se sont égarés, et ce en toute humilité et désintéressement. C’est de faire comprendre au monde entier que chacun doit œuvrer à devenir Temple de Dieu, Temple de l’Esprit-Saint. Et c’est encore le souci d’accomplir ce que je me suis fixé comme but qui m’a poussé à reprendre « Si j’étais saint Seigneur ».

J’en veux pour preuve ma reprise toute récente d’une de mes propres compositions avec les paroles d’un psaume. Il s’agit de « Souviens-toi Seigneur de ton alliance ».

Il est très beau lui aussi. Et les gens l’aiment beaucoup tout comme moi-même. Mais le premier couplet dit ceci :

 « Pourquoi Seigneur nous rejeter sans fin ? Pourquoi Seigneur cette colère sur tes brebis ? ». J’ai mis ce psaume en musique en 1996, si je ne m’abuse. Aujourd’hui je trouve ces paroles pas bien. Alors j’ai repris le chant en optant pour des paroles plus intéressantes.

« Fais venir Seigneur, sur notre terre

Ton règne sans fin d’amour et de lumière.

Fais venir Seigneur, sur notre terre

Ton règne sans fin pour de beaux lendemains.

En Toi, Seigneur, nous mettons notre espoir.

Entends, Seigneur, ces prières portées par nos voix.

Ravive en nous ton Feu de vérité.

Fais revenir tes enfants égarés.

Esprit-Saint, Dieu de Lumière,

Fais de nous ta demeure. »

Devenir des Demeures effectives de l’Esprit Saint, devenir des Temples habités par le Christ et par le Père Céleste, quelle aspiration pour moi et pour l’humanité entière ! C’est cela mon aspiration. Et j’y travaille de tout mon être.

Analysez les paroles que j’ai substituées à Celles de « Si j’étais saint Seigneur » ; vous réaliserez qu’y transparaît clairement cette grande aspiration qui n’est autre que l’aspiration du Christ pour l’humanité. N’est-ce pas ce qu’il a enseigné lorsqu’il disait à ses disciples : « Celui qui m’aime gardera ma parole ; Mon Père l’aimera ; nous ferons chez lui notre demeure » ?

Quand le même Jésus disait à ses apôtres : « Vous êtes la lumière du monde. Vous êtes le sel de la terre », pensez-vous qu’il ignorait que l’un d’eux n’allait pas tarder à le trahir, et un autre le renier ? Il le savait très bien. Mais il savait aussi que pour les aider à grandir, il devait se concentrer plus sur leur Nature supérieure, sur leur côté divin. Et il l’a fait jusqu’au bout.

Je nous exhorte ici à mettre nos pas dans ses pas, à suivre son exemple. Commençons d’abord par nourrir le Divin en nous-même, et ensuite faisons de même pour les autres aussi, au lieu de continuer à densifier le péché chez nous-même et chez nos frères en y concentrant nos énergies.

Merci pour l’attention. Je sais que j’ai été prolixe. Mais il le fallait. Vous avez bien fait de me suivre jusqu’au bout de mon explication. (En savoir plus sur Grégoire SOWADAN ici!)

Grégoire SOWADAN

Le Texte à la base de la polémique

Cela dit, voici ce qui a donné lieu à la polémique.

Pas de droit d'auteur contre le lever du jour
1 droit d’auteur ne doit pas empêcher le jour de se lever

Bonjour à tous.

Ce chant dont je vous envoie la partition est très beau. La mélodie est très belle, ainsi que l’harmonisation.

C’est une reprise de « Si j’étais saint Seigneur », ce beau chant que j’ai appris en 1982 de l’abbé Louis HONDOCODO qui en est le compositeur. C’était au petit séminaire Saint Paul de Djimè.

Je l’aimais tellement, ce chant, qu’à la première occasion, quand je me fus initié à l’harmonie musicale, j’en ai fait l’harmonisation en 1992. Et je vous assure que j’ai été bien inspiré.

Aujourd’hui, malgré la beauté de sa musique, je m’interdis d’exécuter ce chant, et je déconseille à tout le monde de le faire.

Et pour quelle raison ? –À cause des paroles qu’après avoir fait un certain chemin intérieur, je trouve aujourd’hui très nocives. Elles constituent un puissant frein à l’accomplissement.

Mais, profondément mu par mon attachement à cette divine musique, j’ai décidé de la récupérer en lui adaptant des paroles bien p’us élevantes que les premières. Ce que je viens de faire, ce jour vendredi 06 janvier 2023.

Je vous laisse en juger vous-même.

Voici les paroles de l’ancienne version, qui font l’objet de mon rejet.

SI J’ÉTAIS SAINT SEIGNEUR

Refrain :

Si j’étais saint, Seigneur, mon silence dirait ton amour à mes frères.

Et me voici pécheur. Annonçant ton amour, personne ne me suit.

Car ce que je suis parle plus haut toujours que tout ce que je dis.

Couplets :

1– Si tu pouvais aimer, Seigneur,

En empruntant mon cœur, Seigneur,

Les hommes de chez nous connaîtraient ton amour.

2- Si tu pouvais servir, Seigneur,

En empruntant mes mains, Seigneur,

Les hommes de chez nous connaîtraient ton amour..

Et voici, juxtaposées, les paroles de la nouvelle version.

PÈRE, TU M’AS FAIT À TON IMAGE

Refrain :

Ô Père Bien-aimé, Tu m’as fait à ton image.

Comme Toi, je suis Lumière, né de Toi la Lumière.

J’annonce ton Amour, et tout le monde me suit.

Car toute parole qui sort de moi tire sa force de ta Vie qui m’habite.

Couplets :

1– Les hommes de chez nous, Seigneur,

Connaissent ton Amour, Seigneur.

Car c’est Toi-même qui les aimes à partir de mon cœur.

2– Les hommes de chez nous, Seigneur,

Connaissent ton Amour, Seigneur.

Car c’est Toi-même qui les sers, en empruntant mes mains.

(Fin du chant)

J’espère que, comme moi, vous trouvez ces dernières paroles plus positives et plus bénéfiques que les premières.

Je souhaite vivement que la rectification se fasse partout dans les chorales, et surtout dans les séminaires où ce chant est très apprécié et exécuté.

Merci beaucoup pour la compréhension.

Grégoire SOWADAN

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