Pendant longtemps, vous vous êtes posé moult questions sur moi Grégoire SOWADAN. Vous vous êtes demandé si j’ai vraiment été fou, comme vous l’ont appris les rumeurs. Que penser donc de cette période de 5 ans où l’on pouvait voir Grégoire SOWADAN marcher dans les rues, comme un fou ? Je vous donne ici les réponses dont vous avez besoin pour mieux comprendre Grégoire en pleine traversée du désert, en route vers sa Terre promise.

3 cas de contre-vérités au sujet de Grégoire SOWADAN
J’ai l’élan, ce matin, de faire ce post afin d’éclairer les uns et les autres sur des actes posés par moi, dans un passé relativement récent, qui ont été incompris et ont servi d’occasions à plus d’un de raconter et de divulguer des mensonges à mon sujet. Mon vœu est que la vérité soit rétablie en chacun, et que les mensonges cessent.
J’ai été très surpris, il y a quelques années, lorsque la femme d’un ami me dit ceci :
« Greg, j’ai appris d’un prêtre que tu ne peux pas tenir en présence du Saint-Sacrément. Devant la force du Saint-Sacrement, tu t’évanouis. Et c’est pour cette raison que tu fuis les églises. »
Ce mensonge grotesque m’a fait rire, en même temps qu’il m’a attristé. Car, comment peut-on masquer la vérité de la sorte ? Cette vérité, je vous la dirai tout à l’heure.
De la même manière, une dame respectable, pour qui j’ai harmonisé des centaines de chants liturgiques, entre 1995 et 2019, m’a rapporté un jour les échanges avec un prêtre d’un certain âge que je ne connais pas, en dépit de ma longue fréquentation de leur cercle.
Ce prêtre, qui lui avait rendu visite, trouva sur sa table basse l’une de ses nombreuses partitions écrites de ma main et qui portent mon nom. Après avoir lu mon nom, il ne put s’empêcher de se prononcer sur moi, alors qu’il ne me connaissait même pas. Il voulut avec insistance apprendre à cette dame que j’étais quelqu’un à ne pas fréquenter, parce que je serais fou. Et pour cause j’ai marché de Cotonou à Comé (65 kilomètres de route), je manquerais de cohérence dans mes propos, je parcourrais les rues dans des habits sales, et qu’on me verrait me nourrir sur des tas d’ordures à travers la ville. Et patati et patata.
La dame lui a juste répondu qu’il ne parlait pas du Grégoire SOWADAN, très lucide, qui lui harmonisait encore ses chants. Et elle a ainsi clos le débat à mon sujet.
Mardi dernier, j’ai rendu visite à un dernier ami qui me parla un peu des difficultés qu’il rencontrait dans le cadre de son travail. Je lui ai alors conseillé de rendre grâce à Dieu pour l’occasion qui lui était donnée de vaincre la peur du qu’en dira-t-on. Car nul ne peut connaître le bonheur, s’il vit dépendamment du regard des autres. J’ai partagé avec lui l’expérience de mon apparente folie, qui avait duré cinq ans, et qui m’a permis de vaincre définitivement cette peur. Aujourd’hui, tous peuvent réaliser que je n’ai jamais été fou, lui ai-je dit. Et mon cher ami de me répondre :
« Greg, sur ce dernier point, tu te trompes. Parmi nos amis communs, surtout du séminaire, il y en a beaucoup qui continuent d’être convaincus que tu es fou. Et quand je leur affirme le contraire, j’ai l’impression qu’ils me prennent pour venu d’une autre planète. Pour eux tu restes fou. Et je les comprends, puisqu’ils n’ont pas la chance, comme moi, de te voir et d’échanger souvent avec toi. »
Ces derniers échanges d’il y a quelques jours avec cet ami m’ont inspiré ce post où, enfin, je compte lever le voile sur certains faits et y projeter un peu de lumière.
Grégoire SOWADAN en pleine ascension spirituelle

En 1998, après m’être interrogé pendant trois ans sur le véritable sens de la vie, j’ai entrepris, avec une grande ardeur, un travail intérieur, un travail spirituel si vous préférez, avec le désir tout aussi ardent d’atteindre à la maîtrise de moi, condition d’une paix intérieure inaltérable. Et Dieu peut témoigner que je n’y suis point allé de main morte. Le jeûne, la prière, la méditation, la contemplation, l’identification, tous les exercices étaient pour moi bons, afin d’atteindre le but que je me suis fixé, et qui s’est précisé au fil des ans : fondre en Dieu, faire un avec Dieu, perdre ma qualité de goutte d’eau pour celle d’océan, en fusionnant avec l’Océan-Dieu.
Mon exercice favori, pendant longtemps et encore de temps en temps, a été le jeûne. Et j’en ai fait de vraiment longs. Des gens peuvent en témoigner parmi vous. Ces jeûnes ont même fait penser à plus d’un, dans le temps, que je souffrais de SIDA.
Une choriste de Saint Charles Lwanga de la paroisse du Bon Pasteur de Cotonou me dit un jour, c’était en 1999 : « Maître Grégoire, je me pose des questions sur toi. J’ai parfois l’idée que tu souffres de SIDA. Mais tu n’as pas les cheveux d’un sidéen. Alors, qu’est-ce qui se passe chez toi ? » Et moi de lui répondre, après avoir ri un bon coup : « Non, je n’ai pas le SIDA. J’ai maigri à cause de mes jeûnes. » Et apparemment, ma réponse la soulagea.
2 avantages essentiels du jeûne spirituel
Eh oui, je jeunais beaucoup à l’époque. Et, pour ceux qui ne le savaient pas, j’explique que le jeûne, lorsqu’il est long et qu’on y a recours fréquemment, ouvre, chez celui qui s’y adonne en toute humilité, les centres spirituels, les uns après les autres.
L’un de ces centres, d’après mes expériences personnelles, une fois ouvert, vous rend sensible au flux des énergies. Vous pouvez alors ressentir, par exemple, que vous perdez de l’énergie en serrant la main à un proche, ou en prenant un billet de banque dans votre main, ou encore en allant dans un lieu. Vous pouvez ressentir que vous perdez de la force en ayant certaines formes de discussions, alors que d’autres vous rechargent.
L’ouverture d’un autre centre vous rend sensible aux chants ou aux musiques de votre environnement. Dans mon cas précis, je n’ai pas tardé à réaliser que, parmi les nombreux chants ou musiques que j’ai affectionnés et enseignés durant des années, il y en a qui m’épuisent dangereusement, alors qu’il y en a d’autres qui me rechargent, me requinquent. Des découvertes nouvelles, parfois choquantes, qui peuvent être lourdes à porter, et sur lesquelles garder le silence m’a été impossible.
Pourquoi je ne vais plus à la messe, et pourquoi ne faut-il pas y aller ? – De la nécromancie à l’église.

Dans le temps, j’avais réalisé que je perdais des forces quand j’allais à l’église pour la messe, et plus à la cathédrale Notre-Dame de Miséricorde qu’à Bon Pasteur (les deux églises que je fréquentais). Et je vous assure, j’ai été d’abord choqué par cette découverte, moi pour qui on allait à la messe pour se renforcer spirituellement. Pourquoi devais-je donc en sortir épuisé ? Dans la prière, j’ai cherché à comprendre. Et j’ai compris.
J’ai compris qu’en fait, dans cette église où j’allais me ressourcer soi-disant, se trouvaient des tombes. Au fait c’était un cimetière. Et vous n’ignorez sûrement pas que, de notre temps, au moins trois évêques ont été enterrés dans ce lieu de prière supposé. Nous disions la messe dans un cimetière. Mais pourquoi ?
Par contre, si je ne m’abuse, il n’y a apparemment pas de tombe dans l’église de Bon Pasteur. Pourquoi donc y perd-on de l’énergie ?
En vérité, l’inexistence de tombe à Bon Pasteur, à l’instar de toutes les autres églises consacrées, n’est qu’apparence. Dans la réalité, il s’y trouve une tombe, comme dans toutes les églises consacrées.
Pour la multitude de chrétiens qui l’ignoraient, je dis ceci. Sur l’autel, précisément sous la nappe où sont posés le pain et le vin destinés à être transformés en prétendus corps et sang du Christ, sous la pierre blanche dénommée « Sépulcre » (synonyme de tombe), sont incrustés des ossements humains, dits des reliques de saints, qu’on fait venir de Rome en général, pour éviter de dire toujours. Vous pouvez le vérifier.
Jésus-Christ n’a jamais enseigné ni pratiqué la célébration sur des ossements. Cette pratique est bien connue pour être diabolique. C’est de la nécromancie.
Dans mon livre, « Sur le Chemin de la Vie », j’ai dénoncé ce satanisme avec vigueur et fougue, en affirmant avec force que les chrétiens se trompent en croyant communier au corps du Christ, alors qu’en vérité ils communient au corps de Satan. Raison pour laquelle ce lieu est de prédilection pour les sorciers.
Voici à ce propos une petite histoire.
Je me suis naïvement confié, un jour, à une vieille dame qui allait à la messe tous les jours, sauf cas de force majeur, en ces termes : « Grand-maman, je n’aime plus aller à la messe, parce que c’est un lieu de rencontre de sorciers ! » Par deux fois elle me fit répéter ma phrase, avant de conclure : « Fofo Grégoire, tu as versé du sable dans le Gari. »
Elle me faisait ainsi une déclaration ouverte de guerre, alors que j’ignorais qu’elle était une sorcière. Une sorcière qui aimait l’église et s’y sentait comme un poisson dans l’eau.
Et combien difficile fut pour moi cette guerre acharnée !
Dès lors que j’avais découvert que ce qui se passait à l’église n’avait rien de saint et que, ne pouvant pas garder cette découverte pour ma seule gouverne, j’avais écrit un livre de dénonciation de ces pratiques, je ne devais plus prendre part à ces cultes malfaisants. Alors j’ai pris mes distances de ces lieux, depuis 2001.
Le mensonge utilisé comme moyen, par le clergé, pour me garder éloigné de tous
Ils savent bien, les prélats, ce qui a été écrit dans ce livre de gênant pour eux. Alors, il faut empêcher, à tout prix, à n’importe quel prix, que les gens s’approchent de moi et que je leur offre ce livre. J’en ai offert à tellement de gens, même s’il était fait pour être vendu à moindre coût. J’y dénonce l’adoration extérieure comme fausse, au profit de l’adoration intérieure, la véritable, celle-là même que recommande le Christ lorsqu’il enseigne :
« Dieu est au-dedans de vous. Vous êtes le temple de Dieu. Vous êtes le temple de l’esprit. Quand vous voulez prier, ne faites pas comme les pharisiens qui se tiennent debout dans les synagogues… Au contraire, entrez dans le lieu secret en vous-même, et faite votre requête au Père qui est dans le lieu secret. Et Il vous entendra. »
Ces différents passages des évangiles sont sûrement bien connus de vous.
Vous saisissez donc le mensonge et la mauvaise foi que recèlent ces allégations au sujet d’un certain Grégoire SOWADAN qui fuirait l’Église parce qu’il s’y trouverait une puissance qui le dépasse, ou parce qu’il ne saurait tenir devant le Saint-Sacrément. Mais quelle mascarade !
Je vais à présent vous donner quelques explications sur ma célébrissime folie.
Tout sur ma folie

Je dois dire, d’entrée de jeu, qu’en vérité, ceux qui m’ont déclaré fou n’avaient pas tout à fait tort. Les apparences leur donnaient raison.
Très peu d’entre vous le savent sûrement : le premier aboutissement d’un travail hautement spirituel, c’est cette réalité cosmique qu’on nomme le Mariage spirituel, qui n’est que l’union de soi à soi, de l’esprit et de la matière en soi, des deux principes masculin et féminin en soi, la plus Grande première Étape vers la Fusion à Dieu, l’ultime étape.
Lorsqu’en janvier 2000, j’ai eu la grâce de faire ce mariage tant convoité, j’ai entendu au-dedans que je devais abandonner tout. Ainsi, comme l’Esprit qui avait quitté les siens pour s’unir à la matière en moi, la matière devait à son tour quitter les siens, pour faire totalement un avec l’esprit. J’ai obéi à cette Voix intérieure et, le 31 janvier 2000, j’ai tout lâché.
J’ai partagé tous mes biens matériels, j’ai brûlé mes diplômes d’université (il me fallait sacrifier mes diplômes du plan physique afin d’être digne de recevoir les diplômes des plans spirituel et divin), j’ai abandonné la maison où j’habitais pour commencer à dormir soit dans la rue (ce qui était très rare), soit à la plage, soit le plus souvent chez des amis. Et cela a duré quatre ans et huit mois : du 31 janvier 2000 au 12 septembre 2004. Pendant toute cette période relativement longue, on me voyait marcher dans les rues de Cotonou et d’ailleurs. Et ce fait donnait l’assurance d’une folie qui m’avait pris dans ses mailles. Cela se comprend.
En août 2004, la demande m’a été faite de venir enseigner à l’Ecole secondaire des métiers d’arts (ESMA) de Sos-Village d’enfants d’Abomey-Calavi. Je savais, avant d’y aller, que j’allais y passer sept années scolaires. Et une fois les 7 années épuisées, je fus sommé de partir.
Marcher de Cotonou à Comé. Quel choc pour beaucoup ! Pourtant je marchais à l’époque tout le temps. J’avais marché plusieurs fois de Calavi à Akpakpa PK6, aller-retour, de Dogbo à Lokossa, de Grand-Popo à Comé, aller-retour ; dans la ville de Porto-Novo sur des kilomètres. Eh oui, je marchais beaucoup à l’époque. J’y étais inégalable. (Rire)
Dans la période, il me fallait me créer des occasions de marcher, sans quoi j’allais succomber aux multiples tentatives de me paralyser. Mais ce n’étaient pas des choses dont je devais parler. Et mon silence forcé mettait de l’eau au moulin de mes détracteurs qui aimaient à proclamer que j’étais fou.
Pourtant j’étais fou ! Oui, j’étais fou.! J’étais fou de la Véritable Folie Divine. J’en étais d’ailleurs si conscient que dans notre ancien appartement à Abomey-Calavi, sur l’une de mes nombreuses affiches, on pouvait lire :
« Travaille ardemment à devenir fou. Fou aux yeux des hommes, mais sage aux yeux de Dieu. Car, seule cette folie te libérera du joug social ! »
C’est là une des extraordinaires découvertes que j’ai faites sur le Chemin : la Folie. Le jour où vous en arrivez à faire penser de vous que vous êtes fou, alors vous êtes un homme sauvé, parce que véritablement libre.
Et c’est bien à ladite folie que je vous invite à la fin de ce post. Devenez tous libres, c’est-à-dire fous de la Bonne Folie. Dieu vous y mène.
Ecrit en mars 2021 (Lire aussi « Un droit d’auteur, ou le bien de tous »)
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