L’heure de la récolte finit par sonner !

Vie spirituelle
L'heure de la récolte sonne toujours
SOMMAIRE

Vous entendez parler souvent de la loi de la semence et de la récolte. Voici des cas de récolte pour éclairer votre lanterne.

Un rappel de la Règle d’or

L'heure de la récolte sonne tôt ou tard, et vous récoltez.

Bonjour à tous.

Aujourd’hui est l’ultime jour du Challenge #jesèmedubongrain. C’est l’occasion pour moi de remercier tous ceux qui ont bien voulu y participer, en faisant l’effort, durant toute la semaine écoulée, de ne sortir que des paroles positives et ne poser que des actes bienveillants à l’endroit de leur entourage.

Semer du bon grain, c’est toujours à notre propre avantage. Car la Loi cosmique primordiale veut que l’on récolte quand on a semé. Et l’on récolte toujours cent fois plus, voire davantage.

Je veux ici vous parler du bonheur de récolter ce qu’on a semé. Je vais vous donner des exemples concrets de récoltes.

Mais avant, permettez que je revienne un tout petit peu sur le concept de la semence, en disant que la plus efficace manière de semer, c’est de faire de la Règle d’or la Règle directrice de sa vie.

Et qu’est-ce que cette règle d’or ?

Eh bien, c’est cette Loi naturelle que nous connaissons tous. Elle stipule :

« Ne fais pas à ton prochain ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse. Mais commence toi-même par lui faire ce que tu souhaiterais qu’on te fasse ! » Et laissez-moi compléter : « …Sans attendre qu’on te le fasse en retour. »

Cette Loi, une fois adoptée et établie comme principe directeur de votre quotidien, transforme inéluctablement votre enfer en paradis, votre malheur en bonheur, à partir d’un certain temps, c’est-à-dire l’heure de la récolte. Car, souvenez-vous-en, on ne récolte pas le jour où l’on a semé.

En ne faisant plus aux autres ce que vous n’aimez pas que l’on vous fasse, vous vous évitez naturellement de mauvaises récoltes. En évitant de médire des autres par exemple, le moment viendra où plus personne ne médira de vous.

Vous n’insultez personne, personne ne vous insultera.

Vous ne molestez personne, personne ne vous molestera.

Au contraire, si vous prenez la précaution de commencer par faire, vous-même, aux autres ce que vous aimeriez qu’ils vous fassent, vous mettez en terre les bonnes semences de ces choses. Elles vont pousser inéluctablement, vont porter des fruits dont la récolte réjouira tout votre être.

Si vous passez chaque instant de votre vie à traiter vos proches avec amour, respect, tolérance, et compréhension, l’heure vient de la récolte, où vous recevrez de toutes parts de l’amour, du respect, de la tolérance et de la compréhension de vos proches. Ce sera votre propre récolte.

Tout le monde sera gentil avec vous, parce que, par le passé, vous avez semé de la gentillesse à tout vent. Tous vous manifesteront de la gratitude pour l’exemple de vie que vous avez été pour eux.

Je parle d’expériences. Car, j’ai reçu et je reçois beaucoup de ce genre de témoignages ces derniers temps.

Quelques exemples de récoltes

Un prof qui récolte ce qu'il a semé en ses élèves reconnaissants.

Reconnaissance de la part de Jonathan

Pas plus tard que vendredi dernier, 2 juin 2023, en plein déroulement de ce challenge, j’ai souhaité le Joyeux anniversaire, par des chants et des vœux, à l’un de mes anciens élèves de L’ESMA, du Village d’enfants d’Abomey-Calavi. Voici ce qu’il m’a répondu, à ma grande surprise :

« Amen et merci beaucoup Monsieur. Vous êtes carrément le meilleur professeur que nous avons eu et continuons d’avoir. Je ne suis pas le seul à le penser 🙏🏾🙌🏾 »

Imaginez ma joie, en lisant ces propos de Jonathan. Merci beaucoup à toi, mon cher ami.

Mais à vrai dire, cette joie m’est devenue familière.

Témoignage public de Catinus

En l’année scolaire 2010-2011, la dernière que j’ai passée à l’ESMA évoquée plus haut, un élève se leva un jour -il s’appelle Catinus- et me dit, en présence de ses camarades : « Monsieur, des professeurs, j’en ai eu avant vous, et j’en aurai d’autres après vous. Mais un professeur comme vous, je n’en ai jamais eu, et je sais que je n’en aurai jamais plus. »

Ses camarades ayant constaté ma surprise, et c’en était vraiment une, ont renchéri unanimement : « Monsieur, c’est la vérité. Nous pensons tous comme lui. »

Pourtant, je n’avais rien fait de spécial pour ces élèves. Je me contentais juste de toujours les traiter comme j’aurais souhaité que m’aient traité mes professeurs, quand j’étais sur les bancs.

Catinus ne m’a jamais oublié. Moi non plus je ne l’ai jamais oublié. Il m’a invité très récemment, il y a deux ans environ, à son mariage avec Chloé. Et le jour du mariage, quand il me présentait à son épouse, à peine avait-il sorti mon nom que Chloé a réagi : « Catinus m’a tellement dit du bien de vous ! » Merci infiniment, mon cher ami du 17 novembre, date commune de notre anniversaire. Comme par hasard (Rire).

Hommage surprise des élèves de Terminale d’Arts plastiques.

Ma plus grande et belle surprise dans cette école fut un hommage surprise que me rendirent un groupe d’élèves en Terminale d’Arts plastiques. C’étaient des élèves que je n’avais jamais tenus en classe, car ils faisaient partie de la toute première promotion de l’école. Je passais mon chemin, et à mon passage, je leur servis le bonjour, comme à l’accoutumée. Et à ma grande surprise, j’entendis l’un d’eux s’exclamer :

« La force tranquille ! »

Je m’arrêtai pour savoir de quoi il parlait. Alors ils prirent la parole à tour de rôle pour me dire que j’étais un professeur qu’ils avaient beaucoup observé, qu’ils m’admiraient… Que j’étais une puissante lumière qui attendait son heure pour briller. Et patati et patata.

Pourtant, je vous dis qu’aucun d’eux n’a été directement mon élève.

José, Childéric, Boris, Cédric, Léonilde et vous autres dont je ne me souviens pas du nom, je vous dis infiniment merci pour ces bonnes paroles que vous avez semées ce jour-là en moi. Soyez tous bénis !

Témoignage de Barthélemy pour qui je suis l’exemple à suivre

Je me souviens que, lors de ma traversée du désert, en ces années où j’étais incompris de tous pour avoir tout abandonné, pour avoir brûlé mes diplômes, en ces années où je paraissais aux yeux de tous comme fou, de février 2000 à septembre 2004, je marchais un jour dans les rues de Wologuèdè (un quartier de la ville de Cotonou), quand je croisai un ancien élève du CSP (Complexe scolaire protestant) du nom de Barthélemy Machon, si ma mémoire est bonne, que j’avais tenu en Terminale.

Je m’attendais à entendre de sa bouche des critiques sur mes choix de vie en ce temps, comme j’en avais d’ailleurs l’habitude. Mais à ma grande surprise, Barthélémy me sortit les propos que voici : « Monsieur, permettez-moi de vous dire aujourd’hui une chose qui me tient à cœur. Vous avoir rencontré sur mon chemin a donné une direction à ma vie. Car, vous êtes la personne à qui je me suis juré de ressembler. Vous êtes un bon exemple de vie pour moi ! »

Ce fut pour moi un beau clin d’œil du Ciel, un vrai baume au cœur, à un moment où je ne recevais presque que des injures et des critiques acerbes.

Mon cher Barthélemy, j’espère que ce texte tombera sous tes yeux. Alors, je saisis cette occasion pour te remercier infiniment. J’avais très soif ce jour-là, et tu m’as désaltéré et laissé au cœur un souvenir inoubliable. Dieu te comble de multiples bénédictions.

Le bel hommage de ma nièce Fafa

L'heure de la récolte est synonyme de joie

Un dernier cas pour finir cette liste qui commence à devenir trop longue.

Une de mes nièces, que beaucoup trouvaient difficile et insupportable, alors que moi je voyais en elle une grande lumière, m’écrivit le jour de mon 51ème anniversaire :  «Joyeux anniversaire, Tonton. Tu as été une personne formidable qui a égayé nos vies… surtout moi. J’ai eu un ami, un conseiller, un papa en toi… Tu es un si beau cadeau pour tes proches. Je te souhaite plus que le meilleur, car tu le mérites. Joyeux anniversaire, Tonton. Que le Seigneur réalise tes plus profonds désirs. » (Elle l’avait écrit en anglais. Ceci est ma traduction en français pour vous).

La même nièce m’avait dit auparavant, au téléphone depuis le Ghana : 

« Tonton, alors que tout le monde me voyait comme un enfant difficile, obscure, insupportable, toi tu as toujours vu en moi de la lumière. Moi-même je ne te croyais pas, puisque de tous tu étais le seul à clamer que je suis quelqu’un de formidable, que je suis une puissante lumière… Aujourd’hui, au Ghana, j’ai entendu d’autres personnes me dire la même chose que toi. Alors je commence moi-même à croire qu’il y a de la lumière en moi. Je t’appelle pour te dire merci d’avoir toujours cru en moi, de ne t’être jamais laissé limiter par mes apparences ! »

Toujours la même nièce Fafa me dit une autre fois :

 « Tonton, je veux bien te dire quelque chose, mais je crains que tu ne fasses le faraud. J’ai failli être lynchée un jour par mes camarades de classe. Elles parlaient du peu de sérieux des hommes en général, de leurs différents pères, en des termes peu élogieux. Et moi de leur répondre que j’avais un tonton qui est parfait, qui n’avait jamais péché ! »

Et moi de rétorquer à ma très chère nièce : « Waouh ! C’est l’idée que tu as de moi, ma Fille ? Ça me touche beaucoup. Je prie Dieu de m’aider à toujours me conduire de sorte à mériter cette bonne idée que tu as de moi ! Merci infiniment. »

Je suis du même avis que vous. Penser et dire que je n’ai jamais péché n’a rien de véridique. Et ses camarades avaient raison d’être choquées par ses allégations. Néanmoins, une chose m’a surpris dans ce qu’elle m’apprenait, c’est le niveau de Sainteté où elle me plaçait, dans son cœur de jeune fille en classe de Première, le niveau de son estime pour ma personne.

J’ai compris de cet échange avec Fafa que je dois faire très attention au genre d’impact que je laisse sur les jeunes gens autour de moi, par ma conduite.

Souvenez-vous qu’il faut toujours un temps entre le temps des semailles et la récolte

Je vous ai raconté tous ces faits non pas pour faire le faraud. Je vous les ai narrés afin que vous reteniez que le bien qu’on fait à l’endroit de Ses proches n’est jamais perdu. C’est une semence mise en terre. Elle va mettre peut-être des années pour pousser et produire des fruits. Et tôt ou tard, ces fruits nous reviendront, agrémenteront notre vie et nous la rendront paradisiaque. C’est un boomerang !

Un psaume de la Bible dit : « Qui sème dans les larmes moissonne dans la joie, en chantant. »

Eh bien, le temps des semailles et les longues années d’attente des récoltes peuvent décourager le semeur et lui laisser croire à tort que le bienfait attire à soi des malheurs ou des ingratitudes.

Oh non. Il faut du temps, de longues années pour enfin jouir de ses récoltes. Et ces longues années ne doivent jamais nous faire perdre patience.

Au travail, chers amis, dans la patience. (Découvrez ce que dit G. SOWADAN des coachs et des guides)

Grégoire SOWADAN

(Découvrez comment bien vivre son célibat sur ma chaîne YouTube)

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